mardi 15 janvier 2013

Accord sur l'emploi,CGT et FO s'adressent au gouvernement et aux parlementaires

La satisfaction affichée par le gouvernement après l'accord Medef-CFDT-CFTC-CGC, sur la « flexisécurité »risque d'être de courte durée

Le gouvernement qui annonce déjà la transposition rapide de cet accord dans un projet de loi soumis au Parlement, doit faire face à l'opposition confirmée de la CGT et de FO
Bernard Thibault a déclaré que la CGT va tout faire pour convaincre le législateur que ce texte « est de nature à faciliter les suppressions d’emplois et donc à contribuer à une élévation du chômage ».
Le bureau confédéral CGT condamne un accord qui marque «  une grave régression des droits sociaux des salariés et va a contrario des objectifs fixés par la « Grande Conférence sociale » et celle de la « lutte contre la pauvreté ». Il contient de multiples dispositions pour faciliter les licenciements et accentuer la flexibilité.
Le chantage à l’emploi est généralisé par des accords permettant la baisse des salaires et l’augmentation du temps de travail, ce sont les accords de « compétitivité/emploi » voulus par Nicolas SARKOZY. »
Dans la même déclaration,le bureau confédéral de la CGT poursuit « il serait inconcevable que la majorité parlementaire et le gouvernement issu des élections de mai 2012 entérinent dans la loi les reculs sociaux dictés par le Medef ».
Pour sa par ,le Bureau Confédéral de FO confirme ,à l'unanimité,le rejet de cet accord
 « le projet d’accord inscrit le social comme variable d’ajustement d’une politique économique de rigueur tant au plan national qu’européen ». Il constitue « une remise en cause importante des droits des salariés ».
Par ailleurs ,comme la CGT,FO s'adresse au gouvernement et aux parlementaires « elle entend intervenir auprès du gouvernement et du Parlement pour faire valoir ses positions ».
Ces deux syndicats vont organiser, chacun pour leur part, une large information des salariés pour faire connaître le contenu de cet accord, afin de permettre aux salariés de juger de sa réalité.
Le texte de l'accord est déjà en ligne sur le site de la CGT et celle-ci annonce une grande campagne d'information sur le contenu de cet accord

Quelques jours après le rejet unanime par les organisations syndicales enseignantes de la Réforme Peillon,,le « compromis historique » voulu par Hollande est très loin d'être réalisé et cela,les bruyants cris de victoire du gouvernement ,de la CFDT ou du MEDEF ne peuvent l'occulter

dimanche 13 janvier 2013

le texte complet de l'accord conclu entre le MEDEF et la CFDT


Le site web national du POI publie le texte complet de l'accord conclu entre le MEDEF et la CFDT
Tout le monde aura remarqué qu'en violation de toute démocratie,il vous est impossible de trouver ce texte dans vos journaux nationaux,en lisant le contenu de cet accord ,vous comprendrez les raisons de ce silence
Quant à lui ,le POI décide de porter ce texte à la connaissance  de tous les travailleurs et en particulier les militants politiques et syndicaux de toutes tendances ,afin que chacun puisse juger et en tirer les conclusions qui s'imposent
« Une base de données uniques sera mise en place dans l’entreprise, (…) cette information économique et sociale remplace l’ensemble des informations données de façon récurrente aux Institutions représentatives du personnel. (…) un partage d’informations engage la responsabilité de chaque partie à l’égard de leur diffusion afin que le dialogue soit constructif et puisse se tenir dans un climat de confiance. Quand l’employeur estime que les informations qu’il doit donner sont sensibles et doivent rester confidentielles, il indique (…) ce caractère confidentiel que les élus sont tenus de respecter. » (art.12) Les salariés seront « représentés dans l’organes de gouvernance de tête qui définit la stratégie de l’entreprise (conseil d’administration ou de surveillance) avec voix délibérative. » (art.13) « Prenant appui sur (…) la base de données unique la négociation [de la gestion prévisionnelle des emploi] est étendue à la mise en perspective des parcours professionnels. (…) cette négociation inclut la mobilité interne. » (art.14) « La négociation doit porter sur les conditions de mobilité professionnelle ou géographique » (…) « Le refus par un salarié d’une modification de son contrat proposée dans les conditions prévues au présent article n’entraine pas son licenciement pour motif économique. Il s’agit d’un licenciement pour motif personnel (…). (art.15) « Création d’un conseil en évolution professionnelle. »(…) « il devra être proposé sur chaque territoire, grâce à la coordination des opérateurs publics et paritaires existants sur l’orientation, la formation et l’emploi. L’articulation avec les pouvoirs publics et les dispositifs (…) devra être discutée avec l’ensemble des interlocuteurs concernés, notamment dans le cadre du débat sur la décentralisation. » (art.16)
2 – Un accord « majoritaire » peut s’affranchir des règles inscrites dans le droit du travail, diminuer les salaires et augmenter la durée du travail
« Afin de maintenir l’emploi » est donnée « la possibilité de conclure des accords d’entreprise permettant de trouver un nouvel équilibre (…) dans l’arbitrage global temps de travail / salaire /emploi, au bénéfice de l’emploi. » (…) « En contrepartie de l’application des ces ajustements l’employeur s’engage à maintenir dans l’emploi les salariés auxquels ils s’appliquent pour une durée au moins égale à celle de l’accord. » (art.18)
« En cas de refus du salarié des mesures prévues par l’accord, la rupture de son contrat de travail qui en résulte s’analyse en un licenciement économique dont la cause réelle et sérieuse est attestée (…) L’entreprise est exonérée de l’ensemble des obligations légales et conventionnelles qui auraient résulté d’un licenciement collectif pour motif économique. » 
(art.18)
Les articles 11 et 22 traitent respectivement de la modulation de la durée du contrat de travail à temps partiel et du droit au recours direct au contrat de travail intermittent pour couvrir des emplois permanents.
3 – Assouplissement des règles du licenciement de 10 salariés et plus
« Un accord collectif (…) peut fixer, par dérogation (…) des procédures applicables à un licenciement collectif pour motif économique de 10 salariés et plus sur une même période de 30 jours dans une entreprise d’au moins 50 salariés, en ce qui concerne en particulier le nombre et le calendrier des réunions avec les institutions représentatives du personnel, la liste des documents à produire, les conditions et délais de recours à l’expert, l’ordre des licenciements et le contenu du plan de sauvegarde de l’emploi. » (art.20)
4 – un marché privé étendu de la « complémentaire santé »
« Généralisation de la couverture complémentaire de frais de santé ». Le principe est de couvrir les frais de santé non plus par la Sécurité sociale mais en étendant, à la demande des compagnies d’assurance (1), le marché privé de la « complémentaire santé ». Le principe du choix de l’opérateur est la désignation par accord d’entreprise d’un « organisme assureur » ou « institution » « pouvant garantir cette couverture après mise en oeuvre d’une procédure transparente de mise en concurrence ». La garantie donnée par l’accord est celle d’un bas niveau de remboursement compris, selon les employeurs entre le ticket modérateur (secteur I) et la CMU-Complémentaire. Ce « minimum garanti » laisse la place, dans le domaine de l’assurance maladie, à des accords d’entreprises de niveaux divers pouvant par ailleurs prévoir une couverture modulable selon le niveau de cotisation choisi par les salariés dans l’entreprise. 
(art.1)

Un Dimanche de cendres,la monstrueuse parade ou comment le gouvernement conduit ce pays au chaos



Un Dimanche de cendres,la monstrueuse parade ou comment le gouvernement conduit ce pays au chaos

Notre Sainte Église va pouvoir brûler des cierges pour ce gouvernement et le miracle qu'il a accompli,permettre à la réaction cléricale de rassembler des centaines de milliers de manifestants à Paris.



L'UMP,ce parti failli,au bord de la dislocation,laminé à chaque élection,peut parader au milieu des soutanes et à la tête d'un immense cortège populaire,alors que le mouvement ouvrier et ses organisations seraient condamnés à défiler au milieu des chars de drag-queens et des culs emplumés de tous calibres et destinations.
Et comme un terrible symbole,le même jour les avions français poursuivent le bombardement du Mali et engagent une guerre qui menace d'embraser toute la région,alors que le gouvernement malien vient de décréter l'état d'urgence ,suspendant toutes les libertés démocratiques ,instaurant le contrôle de la presse et le droit de perquisition généralisé


Quel constat de faillite morale et politique ,quel terrible échec ,la guerre contre les peuples et la misère sociale,la destruction des droits ouvriers contre notre peuple
Comme il aurait été simple de prendre des dispositions réglementaires ou législatives garantissant la transmission du patrimoine pour tous les couples et le partage de la responsabilité parentale ,sans s'attaquer aux convictions et aux attachements les plus profonds de millions de nos concitoyens.
Comme il aurait été simple à un gouvernement issu de la défaite de Sarkozy de rompre avec l'Union européenne et le TSCG,de prendre les premières mesures de défense des droits ouvriers et de la démocratie,de rassembler tout un peuple contre une infime minorité de capitalistes et de banquiers

Alors que des millions de couples vivent le plus tranquillement en union libre,que des millions d'enfants vivent dans des familles recomposées ou monoparentales,pourquoi ne pas laisser les évolutions sociétales suivre leur cours naturel,laisser les gens tranquilles,chacun avec ses convictions et le mode d'existence ou d'union qu'il a choisi librement ,les curés officier chaque Dimanche dans des églises de plus en plus désertes et chacun choisir librement entre la taverne et la sacristie.
Un récent sondage révèle que 25% des française s'adonnent aux joies de la fessée avec leur partenaire et autres joyeusetés qui prouvent qu'il n'est besoin d'aucun gouvernement pour accompagner l'évolution des mœurs.
La majorité des Français dans leur infinie sagesse se tiennent à l'écart de ce débat piégé et considèrent que le chômage ,la régression sociale,les menaces contre les droits sociaux sont des problèmes bien plus urgents que le droit pour le plombier de porter une jolie robe de mariée pour épouser le facteur,
Les hésitations et les timidités de l'UMP ,du FN ou du clergé dans la préparation de cette manifestation sont l'expression concentrée de toute la situation politique
En premier lieu ,la bourgeoisie et ses partis comprennent parfaitement qu'ils doivent protéger un gouvernement qui tend toutes ses forces pour faire passer les réformes les plus réactionnaires que les gouvernements de droite ne sont jamais parvenus à imposer
Chacun comprend également la grande fragilité et l'isolement d'un gouvernement qui ne parvient pas à enchaîner les syndicats au 'compromis historique' voulu par Hollande
L'UMP,comme toutes les composantes de la bourgeoisie doivent encore à ce stade soutenir de toutes leurs forces un gouvernement qui applique scrupuleusement et même avec un zèle outrageant ,le mandat confié par l'Union européenne,mandat dont nous voyons les ravages s'étendre à tous les pays d'Europe.
Enfin,chacun mesure à sa juste valeur la résistance ouvrière,l'attachement forcené de la population à défendre les conquêtes sociales et les fondements de la démocratie
Nous sommes dans une situation politique qui n'est aucunement marquée par la marche à la réaction ou la menace fasciste,ceux qui tentent de faire croire cela veulent terroriser la classe ouvrière ou justifier le soutien apporté au gouvernement
Des milliers de maires et d'élus locaux s'opposent à l'intercommunalité forcée à laquelle on veut les contraindre, les principales organisations syndicales refusent d'avaliser la Réforme Peillon ou la Réforme du marché du travail, des millions de travailleurs expriment dans la lutte des classes et y compris au sein des organisations,la voie du combat uni et victorieux,voilà les traits marquants de la situation politique et non je ne sais quel clivage artificiel que l'on veut créer entre partisans et opposants du mariage gay,
Bien entendu,ni à l'UMP ,ni au FN,personne ne renonce à la conquête ou à la reconquête du pouvoir direct de la bourgeoisie et pour beaucoup sous sa forme la plus brutale,contraints et forcés,ils doivent laisser ce gouvernement achever la sale besogne,aller le plus loin possible dans la voie de la destruction des droits ouvriers et de la République
Les Républicains appliquent la même politique vis à vis d'Obama,on tente de rassembler dans le Tea Party toutes les forces de la réaction prêtes à se déchaîner contre le mouvement ouvrier et dans le même temps,on retient les chiens de guerre pour laisser Obama poursuivre son plan de destruction de tous les systèmes de protection sociale,3000 $ d'économies budgétaires prélevés sur les programmes sociaux,avec la bénédiction des dirigeants de l' AFL-CIO


a répondu à la provocation du gouverneur républicain contre les droits syndicaux,comme en Grèce,en Espagne ou au Portugal des millions sont prêts à se dresser contre la Troïka,même si à ce jour ils n'ont pu encore lever l’obstacle de leurs propres dirigeants qui de toutes leurs forces font barrage à la lutte des classes
Ni en France ,ni nulle part dans le monde ,personne n'est capable de prévoir le cours que prendront les événements,pourtant une chose est certaine,des millions d'hommes sont prêts au combat politique et à la résistance
Au delà des clivages politiques naturels,cette force gigantesque quand elle parvient à se rassembler est capable de faire trembler et même de renverser tous les gouvernements .








vendredi 11 janvier 2013

Le plat de lentilles de la CFDT


Le plat de lentilles de la CFDT





Les plus candides d'entre nous ont pu longtemps croire que le mensonge institutionnel relayé par la presse ne concernait que nos guerres humanitaires menées en Serbie,en Irak,en Libye ou en Syrie.
De ce point de vue ,les habituels experts stipendiés sont déjà prêts à sauter sur nos plateau de télévision,comme la Légion à Kolwezi,pour nous expliquer gravement pourquoi la France doit envoyer des troupes pour combattre au Mali ceux qu'elle arme et soutient en Libye et en Syrie.
Dans la marche à la dictature,il y a toujours un moment très bref,avant que ne coule le premier sang,où celle-ci prend un aspect grotesque et odieux et c'est exactement là que nous en sommes aujourd'hui,avec un gouvernement du 'changement' qui est parvenu en quelques mois à se rendre odieux à tous
Comment est-il possible de présenter comme un succès une négociation dont les conclusions ont été rejetées par la CGT et FO ?
Comment est-il possible que les termes principaux de l'accord signé par le MEDEF et la CFDT soient systématiquement occultés de tous les articles de presse ?
Comment ne pas être submergé de colère par la mascarade de prétendues négociations,les pas de danseuses des négociateurs de la Cfdt et du Medef sur le grand air de 'Quand j'avance ,tu recules …
Emportés par leur euphorie et l'ivresse du carnage contre les droits ouvriers,ces gens en oublient toute retenue,comme le représentant du Medef s'exprimant à propos d'une 'concession ' faite à la CFDT «   Patrick Bernasconi, négociateur pour le Medef, fait son apparition. Satisfait, il annonce que la taxation de certains CDD coûtera 110 millions d'euros mais que l'exonération fera économiser rien de moins que 150 millions au patronat. »

M Hollande annonce déjà sa satisfaction et son gouvernement croit qu'il va pouvoir affronter des millions de travailleurs ,le mouvement ouvrier organisé,détruire le Code du travail ,donner de la 'souplesse 'aux patrons pour licencier et baisser les salaires et mener à son terme ce programme de guerre civile avec le soutien de la seule CFDT,foutaise et folie que cela,foutaise et folie qui annoncent les plus grands affrontements.

mercredi 9 janvier 2013

Réforme PEILLON des rythmes scolaires,un rejet massif et un désaveu pour le gouvernement


Réforme PEILLON des rythmes scolaires,un rejet massif et un désaveu pour le gouvernement

Un rejet massif

En rejetant à une très large majorité la réforme Peillon,dite des rythmes scolaires,c'est une véritable claque que le Conseil supérieur de l’Éducation vient d'infliger au gouvernement.
L'ampleur de ce rejet,le vote négatif de la FSU,de FO et de la CGT,l' obligation où se sont trouvées la CFDT et l' UNEF de s'abstenir,tout ceci est l'expression du rejet massif que rencontre cette réforme et de l'isolement du gouvernement ,son incapacité à forger un consensus pour l'application de ses réformes.
Pourtant l'importance de ce rejet tient surtout au fait que cette réforme,dont chacun s'obstine à taire le véritable contenu,est bien plus qu'une réforme des rythmes scolaires,un véritable plan de démantèlement de l'école républicaine .
Beaucoup ont voulu nous faire croire que le débat portait simplement sur l'aménagement des rythmes scolaires,comme si la seule question posée était de savoir si nos enfants allaient travailler ou non le Mercredi ou le Samedi matin

En réalité,il s'agit selon les propres termes du ministre Peillon de faire évoluer l'école autour d'un projet territorial et derrière cette formule de remettre en cause le caractère national de l'école républicaine

Rythmes scolaires : à chaque territoire son projet, sa politique éducative


.Le ministre Peillon explique ainsi : « la réforme des rythmes scolaires doit agir comme un levier pour faire évoluer l’école autour d’un projet éducatif territorial et doit conduire à (…) coordonner les actions de l’État, des collectivités territoriales et des organismes œuvrant dans le champ éducatif ». Concrètement, l’école ne serait plus de la compétence exclusive de l’État. Trois heures hebdomadaires seraient placées sous la responsabilité des collectivités avec le Projet Éducatif Territorial (PET).

L’enseignement professionnel et l’orientation transférés aux régions

Les régions décideraient de l’ouverture et de la fermeture des filières professionnelles, des BTS… elles contrôleraient le service de l‘orientation « afin de mieux adapter l’offre de formation professionnelle aux besoins des territoires

A l’heure du TSCG, aucune création réelle de poste pour l’école !

Derrière l’annonce par le gouvernement de 43 000 créations de poste pour la rentrée 2013, la réalité c’est 21 500 départs à la retraire remplacés et 22 000 contractuels embauchés à tiers temps pour plusieurs milliers d’élèves en plus

Refondation ou liquidation ?

Comme d'habitude on nous prend pour des nigauds et l'on croit que la magie des mots va parvenir à nous tromper sur le contenu réel des réformes annoncées
Chacun jugera du cynisme qu'il faut pour engager la pire réforme de destruction engagée contre le droit à l'instruction sous le prétexte de la lutte contre l’échec scolaire,comme si l’échec scolaire n'était pas le produit de tous les coups portés contre l'école par les gouvernements successifs de droite ou de gauche


Le gouvernement a engagé une « refondation de l’école » qui commence par la «réforme des rythmes scolaires». On vous dit que cette réforme a pour but de « lutter contre l’échec scolaire » des enfants.

Mensonge et tromperie

Il ne s'agit aucunement de rétablir les milliers de fermetures de classes découlant des 17 000 suppressions de postes, dont 16 000 maintenues à la dernière rentrée, afin d’éviter, par exemple, que les classes de maternelles aient 30 élèves, ou de rétablir les classes en milieu rural pour que les enfants ne passent pas des heures dans des cars ? Il ne s'agit pas non plus de rétablir les postes de Rased* pour les enfants en difficulté scolaire
Au nom des contraintes budgétaires et de l’application du TSCG ,ce sont 10 milliards supplémentaires qui doivent être pris sur le budget des services publics

Le gouvernement a imaginé que pour lutter contre l’échec scolaire il était plus économique… de supprimer une heure d’enseignement par semaine à chaque élève. Les élèves n’auraient plus que 23 heures hebdomadaires de cours, au lieu des 24 actuelles, cette dernière heure n’étant plus une heure d’enseignement.
Xavier Darcos, ministre de Sarkozy, avait déjà supprimé deux heures de cours par semaine en 2008, avec des conséquences catastrophiques sur le niveau des élèves.
Mais ce n’est pas tout !
Le plus odieux dans ce projet n'est-il pas de faire des communes les instruments de la destruction de l'unité de l'école de la République et d'aggraver par la même occasion les inégalités entre les citoyens
Elles pourraient ainsi décider de l’organisation de la semaine scolaire, des horaires quotidiens et hebdomadaires d’enseignement, de « l’animation », comme elles l’entendent, avec une semaine répartie sur 5 jours, dont le mercredi ou le samedi !
Ainsi, selon la richesse des communes ou l’orientation politique de leur conseil municipal, ces « projets éducatifs locaux » seraient différents selon que vous habitez telle ou telle ville, tel ou tel village.
Dans les faits, ce mélange des responsabilités d’instruction et d’animation aboutirait à une école « territorialisée », aggravant l’inégalité du droit des enfants à l’instruction et amorçant la tutelle des collectivité locales sur l’enseignement et les professeurs.

Nul doute que la résistance contre ce projet ne fait que commencer et qu'elle va trouver un solide point d'appui dans le refus des organisations syndicales d''accompagner' cette réforme dirigée contre les enfants ,les personnels et les communes
Nul doute qu'aucun enseignant ,aucun parent ,aucun élu ne pourra se contenter de moins que de l'abandon pur et simple de cette réforme,que le rétablissement de l'école de la République dans ses droits et ses prérogatives bafouées depuis tant d'années par des gouvernants sans conscience




mardi 8 janvier 2013

Espagne,les nus et les morts


2 articles de la presse espagnole publiés par le Point..fr,2 images de la barbarie dans laquelle s'enfonce ce pays

Quel jugement porter quand un peuple ne peut même plus honorer ses morts ou leur offrir une sépulture..Quel jugement  porter quand des mères doivent poser nues pour un calendrier,pour que simplement leurs enfants puissent se rendre à l'école
Plus que jamais,l'exigence d'en finir avec l' Union européenne devient une question de survie et une urgence contre la déchéance  qui menace

La science espagnole croule sous les cadavres




Donner son corps à la science après sa mort a longtemps été un tabou en Espagne, où la tradition chrétienne est encore très forte. Mais la crise économique qui sévit depuis 2008 a fait évoluer les mentalités. Motivés par des raisons essentiellement financières, de plus en plus d'Espagnols ont en effet recours aux facultés de médecine pour éviter le coût des obsèques.
Le prix d'un enterrement reste très élevé dans un pays où près de 25 % de la population active est au chômage. On estime entre 3 000 et 8 000 euros en moyenne le prix d'un enterrement classique alors que le salaire moyen atteint tout juste les 1 000 euros. Nombreuses sont les familles à vouloir éviter une telle dépense à leurs enfants ou proches. Il s'agit surtout de personnes âgées, qui expliquent sans hésiter qu'elles ne veulent pas devenir une charge pour leur famille à leur mort. Ainsi, selon l'université de Barcelone, les demandes des donateurs de leurs vivants se sont multipliées ces deux dernières années. On est passé de 300 à plus de 600 demandes annuelles.
Chaque faculté gère le service à sa manière et applique ses propres critères. Pour certains établissements, il suffit que le donateur remplisse la documentation et l'envoie par courrier. D'autres acceptent les corps des défunts même si ces derniers n'ont pas expressément donné leur consentement de leur vivant. Dans ce cas, il suffit que les membres de la famille transmettent le supposé désir du défunt à sa mort.

Prise en charge

"Cette pratique pourrait faire passer les intérêts économiques avant l'altruisme d'un acte qui doit s'exprimer de façon consciente, libre et volontaire du vivant de la personne", met en garde José Luis Bono, président de la Société anatomique espagnole. Le motif économique est certes alléchant. Lorsqu'on lègue son corps à la science, les universités assument toutes les dépenses. Elles prennent en charge le transport, la préparation (embaumement ou congélation) et, après utilisation (jusqu'à cinq ans plus tard), l'incinération du corps.
En outre, cela permet également de récupérer les frais des assurances, contractées pour les frais de décès. Il n'est donc pas étonnant que les services des morgue des facultés de sciences soient submergées. À l'université scientifique de la Complutense de Madrid, le don de corps a augmenté de 40 % en deux ans et l'on y approche de la saturation. "Auparavant, nous ne pouvions presque pas faire de travaux pratiques. Aujourd'hui, nous avons accru l'utilisation de matériel cadavérique", explique María López, du service technique des dons de corps. Les étudiants disposent désormais d'un cadavre à disséquer par personne. "Pour apprendre, rien ne vaut un cadavre", se réjouit José Luis Bono.

Dans la ville de Montserrat, un groupe de femmes a réalisé un calendrier pour que les enfants puissent être conduits à l'école.




Que faire lorsque, du jour au lendemain, 83 enfants - âgés de 3 à 10 ans - se retrouvent privés de bus scolaire gratuit pour se rendre à l'école ? À Montserrat, bourgade de 6 000 habitants située à une soixantaine de kilomètres de Valence, des mères n'ont pas hésité à poser à moitié nues pour un calendrier.
Sur les pages de celui-ci, tiré à 3 000 exemplaires, on peut les voir dans des postures lascives, vêtues de soutiens-gorge mettant en valeur leurs généreuses poitrines : l'une apparaît devant un tableau de classe proclamant "Un bus scolaire, tout de suite !" ; une autre arbore des ciseaux géants symbolisant les coupes budgétaires imposées par les autorités régionales qui ont réduit de moitié le nombre de bus scolaires ; une autre encore, en porte-jarretelles et lingerie fine, pousse un landau en pleine campagne, sur le chemin de l'école.
Une loi régionale oblige le gouvernement valencien à affréter un bus scolaire gratuit pour tout élève dont le domicile se situe à plus de 3 kilomètres à vol d'oiseau de l'établissement scolaire le plus proche. Avec les réductions budgétaires drastiques, l'administration régionale valencienne a toutefois réduit le nombre d'autobus : en septembre 2012, quelque 9 000 écoliers résidant dans des villages ou des lotissements disséminés dans les environs des villes avaient été privés de transport scolaire.

"Faut-il en arriver à se dénuder ?"

Face aux violentes protestations de la fédération de parents d'élèves, la FAPA, des corrections avaient été apportées. Mais pas à Montserrat, située à un peu moins de 3 kilomètres à vol d'oiseau d'une école. Sur place, on hausse le ton, car, sans autobus, les enfants sont obligés de faire d'importants détours, de traverser des rocades d'autoroutes, des ravins et des chemins impraticables. Les plaintes réitérées des parents d'élèves de Montserrat sont demeurées sans réponse.
"Faut-il en arriver à se dénuder pour obtenir un service public qui n'est plus assuré ?" s'interroge, désolée, Yolanda Peiro, une des mères qui figurent dans le calendrier érotique. L'initiative est un succès : les médias locaux en parlent abondamment, et les ventes ont permis de financer un autobus pendant au moins trois mois dès la rentrée de cet hiver, lundi 7 janvier. Histoire de remplir davantage les caisses, les mères comptent aussi participer à un match contre des footballeurs vétérans, à une loterie spéciale, ainsi qu'à un défilé de mode coquin. Et si l'administration ne corrige pas le tir au cours de l'année, les mères courage de Montserrat en sont venues à menacer d'un... full monty !
http://www.lepoint.fr/monde/la-science-espagnole-croule-sous-les-cadavres-14-12-2012-1580021_24.php#xtor=AD-42



lundi 7 janvier 2013

« Nous ne laisserons pas la République imploser ! »


« Nous ne laisserons pas la République imploser ! »

L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERESà paraître jeudi prochain
par Gérard Schivardi,
Secrétaire national du POI.




On lira dans ce journal (et sur ce site internet – NDLR) des extraits du compte rendu de la délégation d’élus de toutes tendances que j’ai conduite le 17 décembre au ministère de Mme Lebranchu. Nous étions mandatés pour défendre la libre coopération de nos communes, face aux regroupements autoritaires décidés par les préfets en application de la loi du 16 décembre 2010.
Pendant deux heures, les représentants de Mme Lebranchu nous ont répété : « Cette loi n’est pas la nôtre, mais nous l’appliquons ! ».
Ce qui a valu la colère de mes collègues conseillers généraux PS de la Loire : « On nous a fait “monter au front”, avec pour chef de file Marylise Lebranchu, présidente de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains “FNESR”, pour dénoncer ce qui est devenu la loi de décembre 2010. Et la gauche, majoritaire au Sénat puis à l’Assemblée nationale, n’a pas suspendu cette loi (sinon la seule invention du conseiller territorial). Pire même, le mouvement de concentration antidémocratique est accéléré et amplifié ! ».
Je comprends l’exaspération de Bernard Jayol, confronté non seulement à l’annexion de vingt communes au Grand Roanne, mais également au projet de loi : « acte III de la décentralisation » préparé par Mme Lebranchu. Car si cette loi voyait le jour, la République des 36 000 communes et des départements exploserait en autant de « territoires » concurrents : là, une métropole marseillaise absorbant une centaine de communes ; ici, la métropole lyonnaise s’attribuant les compétences d’une partie du département du Rhône et de la région ; ici encore, des « communautés métropolitaines » gérant ce qui restera du RSA ; en Lozère, en Creuse, ailleurs, la désertification ; en Alsace, la fusion de deux départements et de la région avec droit de déroger au Code du travail et aux programmes nationaux de l’école. Le projet de Vincent Peillon organisant « l’école autour d’un projet éducatif territorial » ne participe-t-il pas de cet éclatement de l’école de la République ?
C’est une question de fond que soulèvent mes collègues conseillers généraux socialistes, celle de la démocratie, à savoir qu’on ne peut se faire élire contre une loi et ensuite l’appliquer.
Je comprends d’autant plus leur colère que j’ai milité pendant vingt-trois ans au Parti socialiste, et que ma rupture fut motivée précisément par son renoncement à défendre les communes et la République et par son alignement sur l’Union européenne.
Pour ma part, j’ai ultérieurement tiré la conclusion qu’il fallait jeter les bases d’un autre parti ouvrier, et c’est ce qui m’a conduit à constituer, avec des militants d’autres courants, le POI !
Force est de constater que ces questions se posent à nouveau dans le choc entre le mandat des élus et la politique du gouvernement défendue par Mme Lebranchu, ce qui, à mon avis, place le POI devant une double responsabilité.
D’une part, aider au rassemblement sans exclusive de tous ceux qui veulent reconquérir le rétablissement du « libre choix des communes de s’associer et de se dissocier librement dans le cadre de la coopération intercommunale conformément au mandat explicite de la population ».
D’autre part, organiser la discussion libre entre les élus qui veulent défendre la République, mais aussi avec les syndicalistes engagés dans la défense des statuts et des conventions collectives menacés par la territorialisation et la privatisation des services publics.
C’est le sens de la discussion que le POI ouvre dans son congrès ouvert, auquel j’invite mes collègues à participer, les 31 mai, 1er et 2 juin prochains.