vendredi 30 mai 2014

Le cœur des Grecs est brisé

     

Pour comprendre les conséquences dramatique des politiques d'austérité appliquées en Europe,nous publions ce dossier spécial consacré à la situation sanitaire de la Grèce.
Rappelons que cette politique est appliquée d'une main de fer,par un gouvernement de coalition où siège le PASOK (parti socialiste grec)


   En Grèce, le taux de mortalité des nouveau-nés grimpe en flèche

Les réductions budgétaires sur le système grec de soins de santé ont fait grimper le taux de mortalité de nouveau-nés de 43 % depuis le début de la crise.
Les politiques d'austérité exigées par la troïka ont aggravé la situation socio-économique en Grèce. Selon l'eurodéputé allemand libéral Jorgo Chatzimarkakis, le pays a atteint le taux de mortalité  de nouveau-nés le plus haut depuis la Seconde Guerre mondiale : il a augmenté de 43 % depuis la mise en place des mesures d’austérité.
dans cet hôpital,le plus grand service de cardiologie infantile est fermé depuis Octobre 2012..


Le cœur des Grecs est brisé


Alexander Kentikelenis, sociologue au King's College, a ajouté que la Grèce avait réduit son budget de santé à 6 % du PIB. En d'autres termes, un niveau plus bas que tout État membre qui a rejoint l'UE depuis 2004.
Depuis la crise, le pays a réduit ses programmes de santé destinés aux groupes vulnérables, comme les toxicomanes. Ce phénomène a entraîné une hausse du nombre d'infections par le VIH. En outre, les réductions des allocations ont engendré un allongement des listes d'attente, des quantités énormes de travail et un nombre croissant de personnes sans assurance.
La Grèce compte désormais sur des médecins bénévoles provenant d'organisations défendant les droits de l'Homme pour travailler au cas par cas, a indiqué Alexander Kentikelenis.
Kostas  Nikolarakis de la commission grecque médicale panhellénique a affirmé que les hôpitaux ne fonctionnaient plus de manière adéquate au vu des plus grands problèmes constatés dans les grandes villes
« Le cœur de l'Europe bat à Bruxelles. À seulement 3 000 kilomètres toutefois, le cœur des citoyens grecs se brise », a affirmé Kostas Nikolarakis. 


LA SITUATION DU SYSTÈME DE SANTÉ EN GRÈCE EST UNE "BOMBE SANITAIRE"




Le président de l’Union des médecins hospitaliers de Grèce (OENGE), Dimitris Varnavas, a qualifié de "bombe sanitaire" la situation de pénurie de personnel dans le Système National de Santé (ESY) et dans l’Organisation Nationale des Services de Santé (EOPYY  ). Lors d’une conférence de presse, M.Varnavas a décrit une situation tragique en ce qui concerne le système de santé publique, en raisons de l'insuffisance dramatique de personnel et de matériel, (…)
Présentant la situation des hôpitaux, le président de l’OENGE a dit qu’à l’hôpital Véria, en raison du manque de personnel, on ferme les services de chirurgie, de gynécologie, et d’orthopédie, à l’Hôpital Katerinis, la clinique orthopédique interrompt ses services, à l’hôpital Magnisias on a fermé la clinique de gastroentérologie et d’ophtalmologie et les départements d’oncologie et d’hématologie sont restés ouverts avec un seul médecin  , à Larissa on risque de fermer immédiatement la clinique pédiatrique et gynécologique, tandis que la clinique de chirurgie vasculaire ne peut plus prendre en charge tous ses services, à Chalkida, la clinique orthopédique de l’hôpital est restée ouverte avec seulement 2 médecins, auxquels l’administration de la la 4ème circonscription régionale de santé a imposé un service de garde de 15 jours chacun.
De graves pénuries aussi, selon M.Varnava, existent dans les hôpitaux et les centres de santé de Larissa, Trikala, Karditsa, Rhodes, Kilkis, Réthymnon Agios Nicolaos, Lemnos, Naxos, Samos, Lesbos, Zakynthos, Corfou, Lefkada, Karytsou, Cythère, Chios, Syros, Leros, Chania, Serres, Florina, Alexandroupolis, Xanthi, Kastoria, Halkidiki, Ptolémaïs, Edessa, Drame, Thèbes, Patmos, Tinos, Kea, Paros, Kos, Skopelos et Ikaria.



Athènes : "Rasé et perfusé, il est viré du bloc opératoire."



Conséquences tragiques des restrictions budgétaires qui ont mis en faillite le système de santé public, les incidents de ce genre se multiplient en Grèce. Récit par José Fort.
La scène se déroule au début de la semaine à Athènes.  Un malade arrive en très mauvais état à la Metropolitan Community Clinic d’Elliniko, un établissement qui soigne gratuitement les chômeurs et les personnes sans ressource. Le patient doit normalement disposer d’une carte  d’insolvabilité autorisant la prise en charge gratuite. Il ne peut pas la présenter, les services sociaux de la ville ayant pris du retard dans l’expédition du document.
L’homme de 54 ans est mal en point. Pourtant, n’ayant pas de « livret » attestant sa situation de précarité, son admission est refusée. Direction la sortie.
   Protestation générale dans l’indifférence de l’administration.  C’est alors que le patient s’écroule. Crise cardiaque. Affolement. Le personnel hospitalier décide une intervention immédiate.
L’homme est dirigé vers le bloc opératoire. Il est rasé et perfusé. Les infirmières et le chirurgien sont prêts à opérer lorsque l’intendant de l’établissement fait irruption dans le bloc et exige l’arrêt des préparatifs et l’évacuation du patient tant qu’il n’aura pas fourni le fameux sésame, le document délivré par la municipalité.
Le scandale a fait le tour de la ville. L’administration hospitalière, dès le lendemain, a reprogrammé l’intervention.
Ce type d’incident, indiquent les syndicats de la santé, est courant en Grèce où trois millions de personnes ne disposent pas d’assurance maladie et où les médicaments s’achètent à prix d’or.


 La Grèce en pleine crise sanitaire : un Grec sur trois n’a plus de couverture santé

La revue médicale britannique The Lancet a publié un rapport, établi par des experts médicaux des universités d’Oxford, de Cambridge et de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, sur les conséquences pour le système de santé grec de la politique d’austérité imposée par la troïka. Les chercheurs relèvent une élévation du taux de mortalité infantile (+ 43% entre 2008 et 2010),  une explosion des cas d’infection au HIV chez les toxicomanes (de15 en 2009 à 484 en 2012), le retour du paludisme et une augmentation des taux de suicide (400 cas en 2008, 500 en 2011).
Sur France Inter étaient évoqués hier « les bébés fantômes » grecs : lors d’un accouchement, quand une femme n’a pas les 700 € réclamés, certains établissements gardent le bébé jusqu’à ce que les parents paient, d’autres ne délivrent pas d’acte de naissance ou confisquent les papiers d’identité. Les parents déclarent alors le bébé sous un faux nom… ce sont eux « les bébés fantômes ».
Le budget de la Grèce pour les hôpitaux publics a été réduit de 25%, et les dépenses pharmaceutiques du gouvernement ont été réduites de moitié, ce qui fait qu’il est devenu impossible de se procurer certains médicaments. Dans un pays où le taux de chômage est passé à 26,5%, plus de trois millions de personnes (27,7% de la population) n’ont plus accès à la santé publique.
Dans une banlieue ouvrière d’Athènes, un pédiatre qui travaille dans  un dispensaire animé par Médecins du monde déclare :  « Je suis allé en Ouganda, ça se passe mieux là-bas ».


Dossier photographique,site web du POI














mercredi 28 mai 2014

Sourds et aveugles,mais KO debout !

Sourds et aveugles,mais KO debout !



La sanction est tombée et avec elle un message clair,net et sans appel,le peuple de ce pays n'en peut plus de l'Union européenne et de ses valets et il l'a fait savoir et cela par tous les moyens dont il disposait.
L'abstention,à près de 60%,mais surtout une abstention populaire,ce sont les travailleurs,les jeunes ,les électeurs de gauche qui massivement ont refusé d'aller voter,c'est le premier résultat important de la soirée.
Le PS perd quelques 16 millions de voix par rapport à la présidentielle et même des dizaines de milliers de voix par rapport aux européennes de 2009 - alors que cette année les inscrits sont 260 000 de plus. Il creuse ainsi son plus mauvais score de l’Histoire.
Mais le PS d’Hollande-Valls emporte aussi avec lui toute la majorité gouvernementale : les Verts perdent près de la moitié de leurs voix de 2009 ; avec à peine plus d’un million de voix et 6%, le Front de gauche est lui-même en dessous de son score de 2009 et à des années lumières de son score de la présidentielle de 2012 (11,10% et 3 984 822 voix).
Dans ce théâtre de décombres, le Front national semble caracoler en tête. Il siphonne assurément des voix des électeurs de l’UMP et de ses alliés de droite qui perdent plus de 2 millions de voix par rapport à 2009. Il résiste mieux aussi sans doute à l’abstention. Le FN perd cependant quelques 2 millions de voix par rapport aux présidentielles de 2012 où Marine Le Pen avait fait 6 421 426 voix. (*)
Quand les bureaux de vote des quartiers ouvriers affichent une abstention à 80% ,c'est une indication claire du caractère de classe de cette abstention massive
Le PS est battu,ses candidats balayés,Vincent Peillon laminé à 12%,ce n'est pas seulement l'Union européenne qui est rejetée,mais aussi et surtout le gouvernement qui s'obstine et s'acharne à appliquer sa politique,c'est la leçon principale de ces élections,bien plus importante que le score du Front National.
Il n'est qu'à attendre le discours hallucinant de Valls qui reconnaît l'ampleur et la gravité du rejet et de la colère qu'expriment ces résultats et termine en annonçant la poursuite de la même politique,pour comprendre que nous allons vers un choc majeur.
Comment après une telle claque,une raclée si mémorable,ce gouvernement pourrait-il poursuivre la même politique,alors que ce sont sa survie et sa légitimité même qui sont gravement menacés.
Comment les millions qui se sont abstenus,ceux qui ont choisi le vote protestataire,les militants et les cadres des partis ouvriers et des organisations syndicales,pourraient-ils ne pas chercher la voie du combat victorieux contre le Pacte de responsabilité,pour sauver la Sécurité sociale du pillage annoncé de 30 milliards ?
Comment les élus de toutes tendances pourraient-ils accepter la disparition des départements,le dépeçage du territoire,l’asphyxie des communes à qui on voudrait soustraire 11 milliards de recettes ?
Comment les instituteurs,les parents,qui ont fait connaître par tous les moyens possibles leur hostilité à la Réforme des rythmes scolaires,comment les élus et les maires pourraient-ils ne pas ne sentir justifiés dans leur résistance à cette Réforme qui siphonne les budgets communaux. ?
Voila quelques unes des questions qui vont prendre une actualité brûlante dans les jours et les semaines qui viennent et qui devront bien trouver une réponse


jeudi 24 avril 2014

LE SOURIRE À VISAGE HUMAIN

Notre époque ne produit pas que des terreurs innommables, prises d’otages à la chaîne, réchauffement de la planète, massacres de masse, enlèvements, épidémies inconnues, attentats géants, femmes battues, opérations suicide. Elle a aussi inventé le sourire de Ségolène Royal. C’est un spectacle de science-fiction que de le voir flotter en triomphe, les soirs électoraux, chaque fois que la gauche, par la grâce des bien-votants, se trouve rétablie dans sa légitimité transcendantale. On en reste longtemps halluciné, comme Alice devant le sourire en lévitation du Chat de Chester quand le Chat lui-même s’est volatilisé et que seul son sourire demeure suspendu entre les branches d’un arbre.


On tourne autour, on cherche derrière, il n’y a plus personne, il n’y a jamais eu personne. Il n’y a que ce sourire qui boit du petit-lait, très au-dessus des affaires du temps, indivisé en lui-même, autosuffisant, autosatisfait, imprononçable comme Dieu, mais vers qui tous se pressent et se presseront de plus en plus comme vers la fin suprême.
C’est un sourire qui descend du socialisme à la façon dont l’homme descend du cœlacanthe, mais qui monte aussi dans une spirale de mystère vers un état inconnu de l’avenir où il nous attend pour nous consoler de ne plus ressembler à rien.
C’est un sourire tutélaire et symbiotique. Un sourire en forme de giron. C’est le sourire de toutes les mères et la Mère de tous les sourires.
Quiconque y a été sensible une seule fois ne sera plus jamais pareil à lui-même.
Comment dresser le portrait d’un sourire ? Comment tirer le portrait d’un sourire, surtout quand il vous flanque une peur bleue ? Comment faire le portrait d’un sourire qui vous fait mal partout chaque fois que vous l’entrevoyez, mal aux gencives, mal aux cheveux, aux dents et aux doigts de pieds, en tout cas aux miens ?
Comment parler d’un sourire de bois que je n’aimerais pas rencontrer au coin d’un bois par une nuit sans lune ?
Comment chanter ce sourire seul, sans les maxillaires qui devraient aller avec, ni les yeux qui plissent, ni les joues ni rien, ce sourire à part et souverain, aussi sourd qu’aveugle mais à haut potentiel présidentiel et qui dispose d’un socle électoral particulièrement solide comme cela n’a pas échappé aux commentateurs qui ne laissent jamais rien échapper de ce qu’ils croient être capables de commenter ?
C’est un sourire qui a déjà écrasé bien des ennemis du genre humain sous son talon de fer (le talon de fer d’un sourire ? la métaphore est éprouvante, j’en conviens, mais la chose ne l’est pas moins) : le bizutage par exemple, et le racket à l’école. Ainsi que l’utilisation marchande et dégradante du corps féminin dans la publicité.
Il a libéré le Poitou-Charentes en l’arrachant aux mains des Barbares. Il a lutté contre la pornographie à la télé ou contre le string au lycée. Et pour la cause des femmes. En reprenant cette question par le petit bout du biberon, ce qui était d’ailleurs la seule manière rationnelle de la reprendre ; et de la conclure par son commencement qui est aussi sa fin.
On lui doit également la défense de l’appellation d’origine du chabichou et du label des vaches parthenaises. Ainsi que la loi sur l’autorité parentale, le livret de paternité et le congé du même nom. Sans oublier la réforme de l’accouchement sous X, la défense des services publics de proximité et des écoles rurales, la mise en place d’un numéro SOS Violences et la promotion de structures-passerelles entre crèche et maternelle.
C’est un sourire près de chez vous, un sourire qui n’hésite pas à descendre dans la rue et à se mêler aux gens. Vous pouvez aussi bien le retrouver, un jour ou l’autre, dans la cour de votre immeuble, en train de traquer de son rayon bleu des encoignures suspectes de vie quotidienne et de balayer des résidus de stéréotypes sexistes, de poncifs machistes ou de clichés anti-féministes. C’est un sourire qui parle tout seul. En tendant l’oreille, vous percevez la rumeur sourde qui en émane et répète sans se lasser : « Formation, éducation, culture, aménagement du territoire, émancipation, protection, développement durable, agriculture, forums participatifs, maternité, imaginer Poitou-Charentes autrement, imaginer la France autrement, imaginer autrement autrement. »
Apprenez cela par cœur, je vous en prie, vous gagnerez du temps.
Je souris partout est le slogan caché de ce sourire et aussi son programme de gouvernement. C’est un sourire de nettoyage et d’épuration. Il se dévoue pour en terminer avec le Jugement Terminal. Il prend tout sur lui, christiquement ou plutôt ségolènement. C’est le Dalaï Mama du III e millénaire. L’Axe du Bien lui passe par le travers des commissures. Le bien ordinaire comme le Souverain Bien. C’est un sourire de lessivage et de rinçage. Et de rédemption. Ce n’est pas le sourire du Bien, c’est le sourire de l’abolition de la dualité tuante et humaine entre Bien et Mal, de laquelle sont issus tous nos malheurs, tous nos bonheurs, tous nos événements, toutes nos vicissitudes et toutes nos inventions, c’est-à-dire toute l’Histoire. C’est le sourire que l’époque attendait, et qui dépasse haut la dent l’opposition de la droite et de la gauche, aussi bien que les hauts et les bas de l’ancienne politique.
Un sourire a-t-il d’ailleurs un haut et un bas ? Ce ne serait pas démocratique. Pas davantage que la hiérarchie du paradis et de l’enfer. C’est un sourire qui en finit avec ces vieilles divisions et qui vous aidera à en finir aussi. De futiles observateurs lui prédisent les ors de l’Élysée ou au moins les dorures de Matignon alors que l’affaire se situe bien au-delà encore, dans un avenir où le problème du chaos du monde sera réglé par la mise en crèche de tout le monde, et les anciens déchirements de la société emballés dans des kilomètres de layette inusable.
Quant à la part maudite, elle aura le droit de s’exprimer, bien sûr, mais seulement aux heures de récréation. Car c’est un sourire qui sait, même s’il ne le sait pas, que l’humanité est parvenue à un stade si grave, si terrible de son évolution qu’on ne peut plus rien faire pour elle sinon la renvoyer globalement et définitivement à la maternelle.
C’est un sourire de salut public, comme il y a des gouvernements du même nom.
C’est évidemment le contraire d’un rire. Ce sourire-là n’a jamais ri et ne rira jamais, il n’est pas là pour ça. Ce n’est pas le sourire de la joie, c’est celui qui se lève après la fin du deuil de tout.
Les thanatopracteurs l’imitent très bien quand ils font la toilette d’un cher disparu



. En hommage à Philippe Muray

mardi 4 mars 2014

La face cachée des militants pro-Union Européenne en Ukraine Tout ce qui sépare une émeute fasciste d'une révolution

La face cachée des militants pro-Union Européenne en Ukraine

Tout ce qui sépare une émeute fasciste d'une révolution





lundi 3 mars 2014

Les institutions publiques ukrainiennes ne détiennent pas le pouvoir qui appartient de facto aux "forces de sécurité" créées par le mouvement Maïdan, a déclaré lundi Tim Guldimann, envoyé spécial de l'OSCE pour l'Ukraine

Les institutions publiques ukrainiennes ne détiennent pas le pouvoir qui appartient de facto aux "forces de sécurité" créées par le mouvement Maïdan, a déclaré lundi Tim Guldimann, envoyé spécial de l'OSCE pour l'Ukraine

Une déclaration de l'envoyé spécial de l'OSCE en Ukraine
Rappelons que l'OSCE est l'organisation pour la solidarité et la coopération en Europe,qu'elle regroupe l'ensemble des Etats européens,une organisation officielle,indépendante,ce qui donne encore plus de poids à cette déclaration

Les institutions publiques ukrainiennes ne détiennent pas le pouvoir qui appartient de facto aux "forces de sécurité" créées par le mouvement Maïdan, a déclaré lundi Tim Guldimann, envoyé spécial de l'OSCE pour l'Ukraine lors d'une réunion extraordinaire du Conseil permanent de l'OSCE consacrée à la situation dans ce pays.
"Dans la situation actuelle, le monopole du pouvoir n'est pas garanti aux administrations d'Etat. Nous voyons que l'ordre public dans les rues est maintenu par des forces de sécurité issues du mouvement Maïdan. Il s'agit d'un défi pour les administrations. Ces dernières doivent reprendre le pouvoir", estime M. Guldimann persuadé que la situation politique en Ukraine demeure précaire.
En un mot,ce sont les groupes fascistes qui ont pris le contôle de toutes les administrations publiques du pays

dimanche 2 mars 2014

Les nouveaux amis de Fabius en parade nazie à KIEV




Quand les nouveaux amis de Fabius paradaient dans les rues de Kiev en grand uniforme de la Wffen SS
Les portraits sont ceux de Bandera ,collaborateur,criminel de guerre,pogromiste et engagé dans la SS pour combattre les juifs et les communistes
Ce sont eux aujourdhui qui contrôlent les bâtiments officiels et siègent dans le gouvernement "démocratique " ukrainien

La guerre,la paix et la Révolution en Ukraine et en Russie

La guerre,la paix et la Révolution en Ukraine et en Russie

Dans le chaos et le tourbillon qui emportent l'Ukraine il y a quelques faits majeurs occultés par la plus grande partie des commentateurs et des différents « spécialistes »
En premier lieu et l'information semble assez importante pour être soulignée,il n'y a plus d’État en Ukraine.
Des miliciens de SVOBODA et des groupes armés qui gardent les bâtiments officiels,un gouvernement sans aucune légitimité,des Parlements locaux ou nationaux qui légifèrent sous la menace de bandes armées ou envahis par des manifestations plus ou moins spontanées,en un mot ,un affaiblissement et une déliquescence générale de l’État

Il faut ajouter à ce tableau,la décomposition de l'armée et de la police dont de nombreuses unités se ont réfugiées à l'Est du pays et se sont placées sous la protection de l'armée russe ou des éléments pro-russe.
Cette situation crée un vide politique qui est le cauchemar partagé d'Obama,de Poutine et de tous ceux qui redoutent de voir le peuple ukrainien remplir ce vide et ouvrir une situation révolutionnaire que tous redoutent .

Les derniers événements sont la confirmation et la sanction de la faillite de tout l'édifice politique mis en place au lendemain de l'effondrement de l'URSS
Les clans qui se disputent le pouvoir trouvent une origine commune dans l'ancienne bureaucratie qui après avoir conduit l'URSS à la ruine et à la faillite s'est divisée en clans mafieux,enrichis par les privatisations,le pillage et la corruption généralisée.
C 'est tout cet édifice pourri,alimenté et soutenu par les banques internationales et les spéculateurs de tous poils qui s »effondre aujourd'hui.
Les uns et les autres portent la responsabilité devant les peuples d'Ukraine de la ruine du pays ,de la paupérisation de la population ,du recul général du niveau de vie et du véritable effondrement économique qui menace le pays et le met au bord de la banqueroute

L’Union européenne porte une responsabilité majeure dans la dislocation qui menace l'Ukraine et révèle dans cette crise le caractère totalement réactionnaire de sa politique et de ses institutions et aucun bavardage sur une prétendue « Europe sociale » ne peut occulter cette réalité.
C'est une lourde responsabilité ,c'est un crime que d'avoir soutenu armé et financé des organisations se réclamant ouvertement du national-socialisme,des groupes qui il y a encore quelques années défilaient sous des drapeaux nazis et dont les croix gammées pavoisent les locaux politiques.
Nous ne sommes pas en train de parler d'une vague idéologie nationaliste,mais de groupes dont l'origine historique et l'héritage clairement et fièrement assumé est celui de la guerre d'anéantissement,comme Hitler la qualifiait lui même,menée contre l' URSS
Ce dont nous parlons,ce sont des groupes ayant activement participé à l’extermination de millions de juifs,à des massacres de masse et à la mise en esclavage des peuples slaves,ce dont nous parlons c'est de la mort de 20 millions de citoyens soviétiques tombés sous les balles des hordes nazies
Honte à nos dirigeants qui osent nous présenter ces hommes comme des combattants de la démocratie,comme ils arment les égorgeurs du peuple syrien.

ancien drapeau de svoboda...
Et le nouveau,la nostalgie est la même
une guerre d'anéantissement..


Il y a ,nous dit-on,une opposition démocratique en Ukraine,cette opposition serait fédérée par la volonté de se rapprocher de l'Union européenne dont elle partage les « valeurs ».
J 'ignore quelles sont les valeurs de Hollande ou Merkel,une simple intuition qu'elles ne sont pas les miennes et qu'elles n'ont pas grand chose à voir avec les meilleures traditions de la civilisation européenne,ces « valeurs communes à Hollande et aux dirigeants de SVOBODA,s'incarnent dans un plan dont la brutalité provoquerait le soulèvement de tout peuple civilisé,privatisations ,augmentation massive des prix du gaz et des transports,liquidations de toutes les subventions et systèmes de protection sociale,les recettes appliquées à la Grèce,l’acceptation d'un Plan d'ajustement structurel du FMI,en échange d'un « prêt » dont chacun sait que la destination finale est les coffres des spéculateurs et des fonds de pension créanciers de l'Ukraine
Le peuple d'Ukraine serait donc réduit,comme d'autres avant lui,à payer une Dette de 35 milliards sans en avoir jamais perçu un centime
Le deuxième volet « démocratique » des projets Hollande et Obama serait l'entrée de l'Ukraine dans l' OTAN,la poursuite de la politique d'encerclement de la Russie et la poursuite du déploiement du Bouclier antimissile,c'est à dire l'aggravation de la politique de guerre contre la Russie
Le drapeau russe,comme un programme


Nous trouvons dans ces projets politiques la cause première de l'intervention russe en Ukraine,intervention qui s'impose à Poutine contre sa volonté,parce qu'il ne peut laisser se poursuivre la politique d'encerclement contre la Russie
Il y a une autre raison,beaucoup plus fondamentale et cette raison tient au développement de la situation politique,en Crimée,mais aussi dans l'Est de l'Ukraine qui n'est pas seulement russophone,mais aussi la plus forte concentration ouvrière du pays.
Dans toutes les villes ouvrières de l'Est et du Sud de l'Ukraine,à Kharkov,Donetsk,Odessa,des milliers de travailleurs ont commencé à se mobiliser ,sont descendus dans les rues ,révoqués les autorités locales,occupés les bâtiments officiels sur lesquels ils ont hissé le drapeau russe
Certes ,certains brandissent le drapeau impérial,mais d'autres entonnent des chants révolutionnaires ,ceux de la Révolution russe et d'autres montent la garde devant les monuments dédiés à Lénine...
La situation est instable,encore sous le contrôle de fractions de l'ancien appareil d’État,mais dans quelles limites et pour combien de temps ?Voilà au moins un sujet d’inquiétude commun à Poutine et Obama
Manifestations et mobilisation de l'Ukraine ouvrière

Les travailleurs d'Ukraine ,les peuples sont confrontés aux conséquences de la faillite de toutes les composantes de l'ancienne bureaucratie,y compris sa fraction russophone et dans leur mouvement qui ne fait que commencer toutes les questions seront soulevées et devront trouver une solution,celle de la propriété sociale,des droits nationaux accordés par la Révolution russe et confisqués par la bureaucratie
La question de la guerre ou de la paix est posée,mais aussi celle de l'avenir des peuples d'Ukraine et de Russie qui devront surmonter les conséquences de 3 décennies de privatisations et de pillage et s'ouvrir un avenir de fraternité
Cette perspective peut sembler lointaine ou utopique,elle ne le semble pas au regard de ce qui vient de se passer en Bosnie et avec ce récit sur lequel nous terminons cet article sur une note d'espoir

Depuis le 5 février, les manifestations contre la pauvreté et contre la corruption du pouvoir se multiplient en Bosnie. Le pays atteint un taux de chômage de 44%.
Dans de nombreuses villes, Sarajevo, Bihac, Tuzla, Mostar, les manifestants remettent en cause le gouvernement et ses représentants et se constituent en « plénum », assemblée populaire où ils s’organisent et élaborent leurs revendications.
C’est à Tuzla (nord-est du pays) que les premières assemblées citoyennes plénières ont été organisées, quelques jours après les manifestations du début du mois.
Le fonctionnement du plénum de Sarajevo est très organisé : deux minutes par intervention, un vote à main levée pour chaque décision, pas de leaders mais des modérateurs.
Chômeurs, étudiants, retraités se succèdent au micro. "Je viens de l’entreprise des transports en commun, un nid des mafieux qui depuis sept ans n’ont pas payé nos charges sociales", dénonce une femme. « Je suis la veuve d’un militaire tué pendant la guerre, la mère d’un enfant qui a aussi été tué. Je n’ai peur de personne et plus rien à perdre », s’insurge-t-elle.. « Nous réclamons le respect du code du travail. Je travaille dans le secteur privé où les gens sont transformés en esclaves », déclare un jeune homme que la foule acclame.
Ces « assemblées du peuple » réclament notamment le plafonnement des salaires des hauts fonctionnaires de l’administration et leur emploi sur des critères professionnels. A Tuzla, les dirigeants démissionnaires de l’administration régionale ont renoncé, sous la pression du "plénum" local, à leur droit de continuer à toucher le salaire pendant un an après la fin du mandat.


Tuzla,Bosnie,si loin,si proche..