jeudi 2 avril 2015

Jean Clair / Transmission de la mémoire de l'Holocauste depuis 1945 dans l'art contemporain

Jean Clair / Transmission de la mémoire de l'Holocauste depuis 1945 dans l'art contemporain



mardi 31 mars 2015

Valls et le syndrome du copilote

Valls et le syndrome du copilote

Au soir du second tour de ces élection départementales,chacun a pu entendre la déclaration hallucinante de Valls,l'annonce que toutes les réformes seraient poursuivies,aggravées et accélérées.De toute évidence cet homme pourrait postuler à un poste de copilote à la Lufthansa.
Quelques heures plus tard,c'est le ministre Macron qui annonçait que sa Loi serait maintenue et qu'en plus une nouvelle loi Macron II était en préparation et serait votée avant l'été.
Ils le disent eux-mêmes,ces hommes veulent poursuivre une politique qui vient pourtant d'être avec une rare ampleur condamnée et rejetée.
Du coté des « vainqueurs »,des candidats et des leaders de l'UMP ou du FN,les déclarations se multiplient contre l' »assistanat » et les uns et les autres se portent candidats pour appliquer contre les communes et les cantons la politique d'austérité décidée par Hollande et Valls.
Il est pourtant une autre évidence,celle du rejet violent et massif de cette politique,celle de l'abstention dépassant toujours 70% dans tous les bureaux de vote dans les quartiers ouvriers et populaires,celle du cumul des abstentionnistes,des bulletins blancs ou nuls et des 3 millions de français qui ne sont pas inscrits sur les listes électorales,celle de « majorités élues » par 15% des électeurs inscrits.



Les uns et les autres voudraient poursuivre comme avant et nous voyons se multiplier les appels à « l'unité de la gauche. ».
C'est encore Valls qui donne le contenu de cette unité,l'appel à l'union sacrée autour du gouvernement pour lui permettre de poursuivre jusqu'à son terme une politique condamnée.
Dans les communes,les cantons et les départements,quel peut être le contenu de cette « unité » si ce n'est la soumission aux coupes budgétaires imposées aux collectivités locales .
M Favier est Président du Conseil Général du Val-de-Marne et il se félicite que la gauche conserve la majorité dans le département,mais quelle majorité et pour quelle politique ?
Les élus du PCF et du Front de gauche devront-ils continuer à voter les budgets d'austérité,à supprimer les postes budgétaires ?
Que deviennent les déclarations de Christian Favier contre l’austérité imposée aux collectivités territoriales par le gouvernement ? N’a-t-il pas fait campagne en expliquant, à juste titre, que le budget du Val-de-Marne serait amputé de 91 millions d’euros de 2015 à 2017 et que, depuis la décision de transférer aux départements la charge des allocations universelles de solidarité en 2004, l’État avait accumulé 700 millions non compensés auprès de notre département ?
« Nous veillerons à ce que le conseil départemental ne devienne pas une tribune contre le président de la République et le 1er ministre », rappelle Luc Carvounas, secrétaire fédéral du PS dès le lendemain du 2ème tour. Quel sens peut avoir cette déclaration si ce n'est une injonction à tous les élus de se soumettre et tout cela au nom de l'unité de la gauche et du combat contre la droite et le FN .
Le 9 Avril,les confédérations ouvrières appellent à une journée de grève interprofessionnelle et de manifestation.Depuis l'appel initial du congrès de la CGT-FO les appels communs se multiplient,au plan national et dans les départements et des milliers de travailleurs et de militants syndicaux de toutes tendances préparent ensemble la grève et la montée sur Paris,là où se trouve le gouvernement.
Dans tous les appels communs et ceux des fédérations,CGT,FO,FSU,Solidaires,les revendications sont clairement exprimées,toutes dirigées contre la politique d'austérité,toutes exigeant le retrait et l'abrogation des Réformes qui étranglent la population et les communes,menacent les statuts,les garanties collectives et la protection sociale.
C'est clairement contre la Loi Macron,contre le Pacte de responsabilité,contre la Réforme territoriale,pour leur retrait que des millions se rassembleront le 9 Avril dans la grève et la manifestation.
Le 9 Avril,une brèche va s'ouvrir,celle dans laquelle vont s'engouffrer des millions de travailleurs,réalisant leur unité de classe contre le gouvernement.

Comment rassembler la force de ces milliers de militants et de syndicalistes qui sont aujourd'hui engagés ensemble dans la préparation de la grève du 9 Avril ?
Comment faire pour que le mouvement engagé aille jusqu'au bout,jusqu'à la défaite de ce gouvernement et un coup d'arrêt définitif aux politiques d'austérité dictées par l'Union européenne à tous les gouvernements et à toutes les majorités successives ?
Comment en finir avec le double carcan des institutions de l'Union européenne et de la Ve République qui étouffent toute démocratie et conduisent le pays à l'impasse et au chaos ?
Voila la discussion que le Parti ouvrier indépendant propose à tous dans le cadre d'assemblées débats ouvertes où la discussion libre permettra une élaboration collective.




Citons pour conclure un extrait du communiqué publié le 30 Mars par les secrétaires nationaux du POI
Seule l’intervention de la classe ouvrière sur son propre terrain, entraînant avec elle tous les exploités et les opprimés, pourra modifier l’ordre actuel des choses. La même question se pose, sous des formes diverses, dans tous les pays où les travailleurs sont frappés par les plans de l’Union européenne. Lundi 30 mars, aux cris de « Pas de solution, grève générale », des milliers d’ouvriers ont défilé à Bruxelles avec leurs organisations syndicales contre les mesures d’austérité et de régression sociale dictées par un gouvernement appliquant les diktats européens. En Grèce, les dockers du Pirée menacent d’engager la grève si le gouvernement cède à l’exigence de l’Union européenne de privatisation du port. En France, à l’initiative des confédérations CGT, CGT-Force ouvrière (avec FSU et Solidaires), se préparent activement, pour le 9 avril, la grève interprofessionnelle et la manifestation contre la loi Macron et le pacte de responsabilité.
La décomposition des partis qui, historiquement, plongent leurs racines dans le mouvement ouvrier souligne la nécessité d’une représentation politique de la classe ouvrière fidèle à ses intérêts. Une représentation politique qui se construira dans la libre discussion entre travailleurs et militants de toutes tendances, dont le Parti ouvrier indépendant sera partie prenante, à égalité avec tous. C’est à cet effet qu’il invite ceux qui le souhaitent à participer aux assemblées organisées par ses comités, dans tout le pays, pour débattre de la situation.


dimanche 15 mars 2015

9 AVRIL,appel à une journée de grève interprofessionnelle et de manifestations communes

9 AVRIL,appel à une journée de grève interprofessionnelle et de manifestations communes

Le 17 Février 2015,répondant à l'appel lancé par le congrès de la CGT-FO,les confédérations CGT,CGT-FO et Solidaires ont lancé un appel commun à faire du 9 Avril une journée de grève interprofessionnelle et de manifestations communes.
Depuis cet appel,les déclarations communes et les prises de positions unitaires se sont multipliées.
Dans des dizaines de départements,les UD FO et CGT,rejointes souvent par SUD et la FSU,appellent à préparer ensemble des manifestations communes ou la montée sur Paris,incontestablement une dynamique est engagée qui correspond à un besoin de l'action commune pour bloquer la politique de ce gouvernement.
Pacte social,Loi Macron,Réforme territoriale,Réforme des rythmes scolaires,tout ce qui a été voté,avec ou sans 49ter,peut et doit être abrogé.
Une autre issue peut être ouverte que celle de la poursuite et de l'aggravation des Réformes,de l'asphyxie des communes et de la fermeture de milliers de lits d'hôpitaux,cette issue est en train d'être ouverte,dans les assemblées communes établissant les revendications et préparant la mobilisation de millions et de millions dans la grève générale.



Déclaration des organisations syndicales CGT, FO et Solidaires

MARDI 17 FÉVRIER 2015 – Combattre et réduire le chômage, permettre la création d’emplois en changeant de politique économique, préserver les droits et tous les régimes sociaux, garantir et promouvoir le service public, augmenter les salaires (secteurs public et privé), les retraites, les pensions et les minimas sociaux, constituent des priorités sociales, de surcroît en période de crise.
Réunies le 17 février 2015, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires affirment leur détermination pour faire aboutir ces revendications et lutter contre l’austérité et ses impacts destructeurs tant socialement, économiquement que démocratiquement.
Le « pacte de responsabilité », la rigueur budgétaire, la réforme territoriale, nombre de dispositions du projet de loi libérale « Macron » ainsi que plusieurs décisions des pouvoirs publics et du patronat aggravent la situation des salarié(e)s, des retraité(e)s et des chômeurs(ses).
De nombreuses luttes et mobilisations syndicales sont d’ores et déjà engagées dans les entreprises, les services publics et les secteurs professionnels.
Pour faire converger ces revendications et exiger du gouvernement et du patronat qu’ils y répondent, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires s’engagent dans un processus de mobilisation. Conscientes de leur responsabilité, elles invitent les retraité(e)s et les chômeurs(ses) à se mobiliser et appellent l’ensemble des salarié(e)s, du public et du privé, à une journée de grève interprofessionnelle et à manifester le 9 avril 2015.

DÉCLARATION DES ORGANISATIONS SYNDICALES DE LA FONCTION PUBLIQUE - JOURNÉE DE GRÈVE INTERPROFESSIONNELLE DU 9 AVRIL 2015



"L'amélioration du Service public passe par la fin de l'austérité"
Dans un contexte de crise sociale et d’inquiétudes fortes dans la société notamment dans les domaines de l’emploi, des salaires, de la protection sociale et de l’avenir des services publics, les agents de la Fonction publique sont des éléments décisifs pour renforcer les solidarités, développer la cohésion sociale et réduire les inégalités. Ses agents en sont des acteurs essentiels.
Réunies le 3 mars 2015, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires et FA-FP rappellent leur attachement aux valeurs de la République, liberté, égalité, fraternité et laïcité portées par le statut général des fonctionnaires.
Elles affirment que les politiques d’austérité poursuivies par les différents gouvernements ont des conséquences désastreuses pour la Fonction publique, les agents et les usagers.
Ces politiques perpétuent des destructions d’emploi, au prétexte de redéploiement, et des restrictions budgétaires ne permettant pas aux agents de remplir toutes leurs missions de service public et d’offrir ainsi un service à la hauteur des besoins sociaux partout sur le territoire.
Elles condamnent le gel des traitements des fonctionnaires depuis 2010, la diminution des mesures catégorielles et, avec l’augmentation des retenues pour pension, une baisse sans précédent du pouvoir d‘achat qui ôte toute attractivité à l’emploi public.
Aussi, elles rejettent le plan d’économies de 54 milliards sur les dépenses publiques et sociales, dont  10 milliards sur l’assurance maladie, 3 milliards sur les hôpitaux,…. Ainsi que la diminution des dotations aux collectivités dont l’objectif principal est la baisse de la « masse salariale ».
Au moment où se développe un train de réformes tous azimuts (réforme territoriale, réforme de l’Etat, réforme de la santé, revue des missions etc..), elles réaffirment que les réorganisations en cours ou à venir de l’organisation territoriale de la République (métropole, développement des intercommunalités, maisons de l’Etat et maisons de services au public, fusions, etc.) vont impacter la présence des services publics de proximité et induire des mobilités forcées, créant un climat anxiogène chez les agents publics confrontés à la diminution de l’emploi public.
Convaincues de la nécessité de lutte commune Privé-Public, les organisations syndicales de fonctionnaires CGT, FO, FSU, Solidaires et FA-FP s’engagent dans un processus de mobilisation et appellent l’ensemble des agents publics à participer massivement à la journée de grève interprofessionnelle du 9 avril 2015.
Elles exigent :
*   une hausse du pouvoir d’achat qui passe par le dégel du point d’indice et par des mesures compensatoires de rattrapage des pertes subies depuis des années.
*   la fin des suppressions d’emplois et la création d’emplois statutaires permettant le bon accomplissement de toutes les missions de service public.
*   l’arrêt des politiques d’austérité, renforcées par le Pacte de responsabilité qui déstabilisent et fragilisent les services publics et leurs missions. 
*   le maintien et l’amélioration du statut général et des statuts particuliers qui sont autant de garanties pour la Fonction publique et les citoyens. 

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires et FA-FP appellent les agents à organiser, dans les établissements et services, la préparation de la grève interprofessionnelle du 9 avril et d’en assurer  le succès dans une dynamique de mobilisation unitaire (assemblées générales, heures mensuelles d’information …).
  


L’appel des fédérations FO et CGT des personnels de la Sécurité sociale,
avec les syndicats COFICT-CGT et SNFOCOS


Les confédérations syndicales CGT et FO et l’organisation syndicale nationale Solidaires, appellent“l’ensemble des salariés, du public et du privé, à une journée de grève interprofessionnelle et à manifester le 9 avril”.
Les fédérations CGT et FO du personnel de la Sécurité sociale et les organisations syndicales nationales COFICT-CGT et SNFOCOS répondent à cet appel.
L’austérité et le pacte de responsabilité (signé par le Medef et la CFDT) entraînent une forte dégradation à la Sécurité sociale :
— Baisse générale du pouvoir d’achat : gel de la valeur du point pour la cinquième année consécutive, et la ministre prétend prolonger ce gel alors que tous les prix augmentent.
— Baisse des budgets de fonctionnement, suppression de milliers d’emplois, économies réalisées sur le dos du personnel, fermeture des lieux d’accueil.
Madame Touraine, ministre des Affaires sociales, veut plus d’austérité.
Sa lettre de cadrage qui fixe l’évolution de nos salaires à un taux historiquement bas bloque toute négociation. Au nom de la politique d’austérité menée par le gouvernement, elle considère que la question des salaires est close pour 2014 et 2015.
Recevant les organisations syndicales du personnel de la Sécurité sociale le 16 février 2015, Marisol Touraine regrette que cela ne soit pas plus long, en affirmant que “deux ans, c’est court, quatre ans, ce serait mieux !”
Les salariés de la Sécu, aux côtés des autres salariés, se rassembleront dans la grève pour :
— hausse immédiate des salaires, augmentation minimum de 7 % équivalant à l’inflation entre 2010 et 2014,
— des effectifs avec des embauches en CDI, afin d’assurer nos missions,
— défense de la Sécurité sociale,
— retrait du pacte d’austérité,
— retrait de la loi Macron : outil de destruction des droits des salariés, du Code du travail et des conventions collectives nationales.
Toutes et tous en grève jeudi 9 avril ! Le 9 avril, aucune caisse de Sécurité sociale ne doit fonctionner !
Le 26 février 2015 »

Appel des organisations syndicales SNFOLC, SNETAA FO, CGT Educ’action, SUD Education à la grève interprofessionnelle du 9 avril.



Convaincues que l’heure est à la lutte commune des salarié-e-s du public et du privé, les organisations syndicales SNFOLC, SNETAA FO, CGT Educ’action et SUD Education appellent à organiser dans les établissements la préparation de la grève interprofessionnelle du 9 avril, dans une dynamique de mobilisation unitaire (assemblées générales, heures mensuelles d’information syndicale).

Les confédérations CGT, FO et Union Syndicale Solidaires, appellent l’ensemble des salariés du public et du privé, à une journée de grève interprofessionnelle et à manifester le 9 avril
Dans la poursuite de leur déclaration commune du 22 janvier 2015, les Fédérations CGT, FO et SUD du secteur de la santé, du social et du médico-social répondent à cet appel.
Il s’agit de s’engager dans un processus de mobilisation pour contrer le pacte de responsabilité et l’austérité budgétaire, qui s’appliquent aussi à la santé, aux hôpitaux, au secteur social et médico-social :
  • Avec le projet de loi santé, qui vise notamment à imposer les Groupements Hospitaliers de Territoires (GHT), dans la continuité de la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST), dont nous réclamons toujours l’abrogation.

  • Avec l’annonce par la Ministre de la Santé de son plan d’économies pour les hôpitaux de 3 milliards d’euros d’ici 2017, qui poursuit la réduction des capacités hospitalières, des effectifs et de la masse salariale (22 000 suppressions de postes).

  • Avec la mise en place d’un ONDAM et d’un taux directeur pour le médico-social contraints, qui va multiplier les plans de retour à l’équilibre budgétaire et va plonger les établissements dans des difficultés financières inextricables, comme c’est déjà le cas pour les hôpitaux avec les « emprunts toxiques ».

  • Avec la poursuite de la réforme territoriale, qui va provoquer la restructuration de l’ensemble du secteur social et médico-social.

  • Avec le gel des salaires et des points d’indice depuis plus de 5 ans. Ce gel qui est reconduit par le pacte de responsabilité, accentue la perte considérable du pouvoir d’achat des salariés.

Toutes ces mesures sont liées au maintien de la politique d’austérité, massivement rejetée par les salariés et les hospitaliers. Avec les Fédérations CGT, FO et SUD du secteur de la santé, du social et du médico-social, ils revendiquent :
  • L’augmentation générale des salaires.
  • Le retrait du pacte de responsabilité, du projet de loi de santé et de la loi Macron.
  • L’arrêt des restructurations, des suppressions de postes et la création des emplois nécessaires.
  • L’effacement de la dette des hôpitaux.
  • Des moyens à la hauteur des besoins pour l’ensemble des secteurs (santé, social et médico-social).

Les Fédérations CGT, FO et Solidaires appellent les salariés du secteur de la santé, du social et du médico-social à organiser, dans tous les établissements, la préparation de la grève interprofessionnelle du 9 avril, pour en assurer ainsi le succès.

Tous en grève le jeudi 9 avril 2015 !








vendredi 27 février 2015

-nous-avons-besoin-de-temps-et-nous-ne-pouvons-pas-revenir-en-arriere

NOUS AVONS BESOIN DE TEMPS ET NOUS NE POUVONS PAS REVENIR EN ARRIÈRE

La réponse de Dimitris Alexakis aux sévères critiques à l’encontre du gouvernement grec.

Avant de parler de «trahison», de «capitulation» et de «reniement», je crois qu’il faudrait d’abord revenir à l’événement majeur de ces dernières semaines qu'est l’événement même des élections. Pour la première fois, un parti de «gauche radicale» a remporté des élections en Europe. Ces élections sont l’événement qui a bouleversé le paysage et créé une situation nouvelle à l’échelle de l’Europe entière. Les critiques sévères formulées ces derniers jours par Stathis Kouvelakis, Kostas Lapavitsas, Tariq Ali et Manolis Glèzos à l’encontre du gouvernement grec («capitulation» face aux diktats de la BCE et du ministre des Finances allemand, «reniement» du programme de Thessalonique, voire «trahison» des dirigeants) font à mon sens l’impasse sur une question: Alexis Tsipras aurait-il été élu si son parti avait adopté avant les élections la stratégie de rupture avec l’Europe que plusieurs, au sein de Syriza, préconisaient? Le peuple grec aurait-il soutenu aussi fortement, avant et surtout après les élections, un programme ayant pour horizon immédiat la sortie de l’euro et/ou de l’UE?
Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une hypothèse d’école ; je crois au contraire qu’il faut prendre au sérieux le fait que les électeurs se sont prononcés en faveur d’un programme social fondé sur une renégociation (certes hypothétique) des accords liant la Grèce au service de la dette.
La ligne défendue par «l’aile gauche» de Syriza avant les élections reposait sur la conviction qu’il est impossible de lutter contre les politiques d’austérité et de faire advenir une autre politique dans le cadre de l’euro ; en l’absence de «partenaires» dignes de ce nom et de dialogue possible, Syriza devait adopter une stratégie de rupture et placer au centre du débat la question de la sortie de l’euro. La critique qu’ils formulent aujourd’hui est que la ligne majoritaire, celle qui l’a finalement emporté au sein du parti, reposait sur une ambiguïté —  une ambiguïté qui, à l’épreuve du réel, a volé en éclats.
Reste que les électeurs se sont prononcés en faveur d’une option différente de celle que prônait «l’aile gauche» de Syriza. La proposition majoritaire avait sans doute nombre d’ambiguïtés et d’angles morts (la proposition d’une sortie de l’euro ne comporte-t-elle pas, elle aussi, d’énormes zones d’ombre?), c’est pourtant bien sur cette proposition que nous nous sommes prononcés en votant.
L’isolement de la Grèce, les concessions faites et les pressions subies par le gouvernement grec dans les jours et les heures ayant précédé la signature de l’accord (menaces d’asphyxie économique combinées au bank run en cours) donnent apparemment raison aux tenants de la rupture : cette négociation le couteau sous la gorge n’en est pas une et nos «partenaires», emmenés par la droite allemande, nous ont déclaré la guerre. Le gel décidé par la BCE et les propos de Wolfgang Schäuble, avant et après l’accord, sont parfaitement clairs sur ce point.
Mais, qu’on le veuille ou non, Syriza a bien été élu pour mettre en œuvre le programme de Thessalonique ET conduire une renégociation d’ensemble des accords liant la Grèce au service de la dette. Cette proposition était peut-être bancale, il n’empêche: l’alternative que Syriza a proposée aux électeurs grecs était sous-tendue par l’idée qu’un espace de négociation était (peut-être) possible, qu’une brèche pouvait (peut-être) être ouverte, que la politique européenne pouvait (peut-être) être infléchie. En ce sens, ce vote était aussi un message adressé aux dirigeants de l’UE mais surtout aux opinions publiques européennes. En ce sens, c’était un vote européen.
Quelles que soient ses ambiguïtés de départ, cette proposition devait être honorée par le gouvernement élu — à moins de considérer l’événement même du vote comme un événement mineur. Pour le dire autrement : il fallait essayer, il fallait en passer par là et aller au bout de ce processus.
Les critiques formulées aujourd’hui par l’«aile gauche» de Syriza reposent à mon sens sur une légitimation «après coup» de la stratégie de rupture d’avec l’UE : «après coup» parce qu’elles font l’impasse sur la véritable séquence des événements. C’est un peu mettre la charrue avant les bœufs.
Dans cette séquence, le fait que la déclaration de guerre ait été formulée dans un premier temps par la Banque centrale européenne puis, dans un second temps, par le ministre allemand des Finances est tout sauf anodin et pèsera certainement sur la stratégie du gouvernement, sur la lecture que le peuple grec et les peuples européens font et feront de ces événements, sur le soutien populaire que le peuple grec peut espérer à l’avenir.
J’ai le sentiment qu’en suivant jusqu’au bout la stratégie annoncée avant les élections — jusqu’à l’accord de Bruxelles, qui marque sans doute la fin de ce processus —, le gouvernement grec a pris à témoin le peuple grec, les citoyens grecs qui l’ont élu, ceux qui, en très grand nombre, ont soutenu sa stratégie de renégociation, et tous les peuples d’Europe.
Moins que de «capitulation», il faudrait peut-être parler de «clarification» : la pièce qui se jouait jusqu’alors en coulisses, avec les gouvernements grecs précédents, se joue à présent au grand jour, sous les yeux des peuples (je ne pense pas que la publication de l’ensemble des documents de la «négociation» par le ministre des Finances grec soit un pur artifice de communication).
Si la violence des institutions européennes apparaît aujourd’hui à nu, si l’Europe s’est trouvée acculée à répondre par la violence, le déni de la démocratie, le chantage, aux exigences du gouvernement grec, il faudrait prendre garde de ne pas oublier qu’elle l’a fait en réponse et par réaction aux élections grecques et à la stratégie suivie par le gouvernement après les élections — une stratégie reposant d’une certaine façon sur un «comme si» : «Faisons comme si l’Europe était démocratique ; faisons comme si une véritable négociation pouvait avoir lieu ; faisons comme si les revendications d’un gouvernement élu pouvaient être entendues ; faisons comme si l’Europe pouvait prendre en compte la crise humanitaire qui ravage la société grecque ; faisons comme si l’Europe pouvait entendre la voix de la raison. » On peut comprendre sous cet angle le fait que le ministre des Finances grec n’ait pas utilisé l’argument ou l’arme de la sortie de l’euro — comme le fait qu’il ne se soit pas seulement référé à Marx et à Keynes, mais aussi, non sans humour, à Emmanuel Kant… C’est un peu le paradoxe du comédien : s’il s’agissait de faire «comme si», il fallait le faire sérieusement, jusqu’au bout.
Toute la stratégie du gouvernement grec repose peut-être sur ce «comme si». Il s’agit peut-être d’un simulacre ou, comme le dit Manolis Glèzos, d’une «illusion», mais je crois qu’il n’était pas possible de faire l’économie de ce pas. Il n’était pas possible, à ce stade, de ne pas accorder (un minimum de) créance au semblant de démocratie dont les institutions européennes se paraient jusqu’à présent, pas possible de faire «comme si on n’y croyait pas» — parce qu’une très grande partie des électeurs de Syriza y croyaient (encore), voulaient (encore) y croire — moi y compris.
Et maintenant?
Maintenant, quelque chose a eu lieu : une grande majorité de Grecs ont soutenu les tentatives du gouvernement à Paris, à Londres, à Rome, à Bruxelles, et se sont avec lui heurtés à un mur. Maintenant, les choses sont sensiblement différentes. Maintenant, nous ne sommes plus seulement dans l’ «après» et l’espérance des élections mais dans l’ «après» et le réel de l’accord de Bruxelles et du chantage. Maintenant, nous sommes de plus en plus nombreux à ne plus croire que cette Europe-là laisse la place à autre chose qu’à l’asphyxie politique et à la barbarie néo-libérale.
Nous essayons de tirer les conséquences des événements qui viennent de s’écouler, nous parlons, nous parlons sans cesse, nous ne cessons de lire et ce que nous disons et ce que nous entendons, dans la rue, au travail, en discutant avec des amis ou des inconnus, c’est : soit une autre Europe, soit la sortie de l’euro.
Ce sont des sujets dont la société doit s’emparer et discuter — pas seulement une fraction, minoritaire ou majoritaire, et pas seulement les instances d’un parti, mais la société tout entière.
Et il n’est pas exclu (c’est en tous cas mon espoir) que le repli du gouvernement après la signature de l’accord de Bruxelles puis l’envoi à la Troïka de l’essentiel du programme de Thessalonique ouvrent la voie à ce débat-là — dans la société grecque, déjà, mais aussi, bien sûr, au-delà.
Nous avons besoin de temps et nous ne pouvons pas revenir en arrière.

Irak. Daesh brûle 8000 livres et détruit des sculptures à Mossoul

Irak. Daesh brûle 8000 livres et détruit des sculptures à Mossoul


Les djihadistes ont utilisé des bombes artisanales pour détruire de vieux ouvrages qui reposaient dans la bibliothèque de la ville.

Quelque 8000 livres rares sont partis en fumée, ce week-end, dans la bibliothèque de Mossoul, en Irak. Quelques mois après avoir fait disparaître 2000 livres de la biliothèque d'une l'université, le groupe islamique aurait donc récidivé dans la même ville. Cette bibliothèque abritait des ouvrages rares. Notamment des manuscrits du 18e siècle, des livres syriens du 19e siècle, ainsi que de vieilles antiquités datant de plusieurs siècles.
« Ils ont utilisé des bombes artisanales », vient de raconter au site américain The Fiscal Timesle responsable du lieu, Ghanim al-Ta'an. Plusieurs notables de la ville, contrôlée depuis huit mois par Daesh, auraient essayé, en vain, d'empêcher les djihadistes de procéder à ce nouvel autodafé.
Le même jour, toujours selon The Fiscal Times, les djihadites ont également brûlé une vieille église de Mossoul (l'église de la Vierge Marie), ainsi que le Théâtre de l'université. Le groupe Etat islamique aurait même publié, ce jeudi, une vidéo montrant certains de ses membres s'attaquer à des statues et des sculptures antiques, datant de plus de 3000 ans pour certaines, dans le musée de Ninive, à Mossoul. Un djihadiste explique dans la vidéo que ces statues et sculptures favorisaient l'idolâtrie, rapporte le site du quotidien espagnol El Pais. 

100 000 auraient déjà été détruits

Pour rappel, en septembre 2014, à l'occasion d'un colloque de l'Unesco, des experts avaient tiré la sonnette d'alarme, rappelant que les victimes de l'Etat islamique (EI) n'étaient pas seulement humaines. Selon des responsables locaux, depuis le début de cette campagne d'autodafes, 100000 livres ont été détruits au total dans la province d'al-Anbar, dans l'ouest de l'Irak. L'État islamique s'en est également pris à des instruments de musique.

Encore merci à tous ceux qui ont détruit l'Irak,encore merci à tous ceux qui ont armé ,financé et soutenu les "rebelles" en Syrie et en Irak.
Nous leur souhaitons à tous de vivre assez longtemps pour être jugés pour complicité de crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
Hollande et Valls qui s'étranglent d'indignation devant la visite de parlementaires français en Syrie  ont du se fendre d'une lettre d'excuses à leur ami l'Emir du Qatar.




Kiev Guingamp : Des supporters ukrainiens assoiffés de violence

Kiev Guingamp : Des supporters ukrainiens assoiffés de violence


Les supporteurs de Kiev se sont dirigés de façon menaçante vers la tribune où se trouvait les 25 ou 30 de supporteurs bretons. Selon Jean-Michel Le Houérou, responsable de la sécurité de l'EAG, les Guingampais ont immédiatement quitté le stade. Ils sont partis en petits groupes et en camouflant leurs écharpes de supporteurs. De leurs côtés, les joueurs guingampais ont quitté le terrain, ils ont rejoint leur vestiaires, alors que les supporteurs ukrainiens s'en prenaient aux stadiers. Les joueurs du Dynamo sont intervenus pour maîtriser les supporters et en moins de dix minutes, le calme a fini par revenir et le match a pu reprendre.
"Je n'ai pas vu des supporters, j'ai vu une meute, il n'y a pas d'autres mots, avec des gens assoiffés de violence. Ils voulaient en découdre et je crois tuer nos supporters" a déclaré le président d’En-Avant Guingamp Bertrand Desplat sur France Info, un président sous le choc. "Je suis complètement halluciné par ce spectacle." Il a aussi expliqué notamment ces incidents par les déclarations du président du club ukrainien qui "ont mis de l'huile sur le feu. Quand on dit que c'est toute une nation qui doit gagner un match, on fait d'un match un combat politique et la politique n'a rien à voir dans le sport".

Drapeaux et saluts nazis,portraits de Bandera,les partisans de l'Union européenne,les "démocrates" ukrainiens,les "révolutionnaires du Maïdan",tout ce joli monde ,les amis  d'Obama et Hollande sont aussi dans les stades.
Heureusement que nos gouvernements veillent et qu'ils ont pris des sanctions contre ...la Russie

jeudi 26 février 2015

PUISSANTE ET INCONTRÔLÉE : LA TROÏKA Mais pas autant que l'on veut nous le faire croire. Quelques commentaires sur un reportage d'ARTE

PUISSANTE ET INCONTRÔLÉE : LA TROÏKA

Mais pas autant que l'on veut  nous le faire croire.
Quelques commentaires sur un reportage d'ARTE

Puissante et incontrôlée,mais pas autant que l’on veut bien le dire.
Jean Rostand disait qu’il ne croyait pas au surnaturel,parce que ce serait trop simple et nous ne devons pas croire non plus au pouvoir quasi mystique de cette institution.
En réalité,le pouvoir de cette institution ne tient qu’à la soumission et à la complicité de toutes les forces politiques qui montent une garde vigilante aux pieds de l’Union européenne.
Il leur faut des Valls,des Hollande,des Merkel pour faire appliquer leurs plans .
Il leur faut toutes ces majorités de droite et de gauche qui en France et dans tout l’Europe se sont soumis aux ordres de Bruxelles ou de Washington.;
Cela ne serait pas suffisant,il leur faut aussi le soutien de tous ceux,qu’ils s’appellent Podemos ou Front de gauche considèrent l’Union européenne comme un horizon indépassable,entretiennent le mythe,l’illusion et le mensonge de la transmutation mystérieuse de la BCE et des institutions européennes en instruments d’émancipation sociale,nous font croire qu’”une autre Europe est possible,mais surtout dans le cadre de l’Union européenne”
Tout cela fonctionne comme les 2 machoires d’un piège,d’un côté le SPD qui participe à la coalition soutenant Merkel,de l’autre ce sont Mélenchon et Pierre Laurent qui en appelent à Hollande et à la BCE “pour une autre politiqué,comme si une autre politique ne passait pas d’abord par une rupture avec eux