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jeudi 27 octobre 2016

Le WWF publie son Rapport Planète Vivante 2016

Rapport Planète Vivante 2016 : deux tiers des populations de vertébrés pourraient disparaître d’ici 2020

Présentation

Le WWF publie son rapport annuel,, nous publions ici l'ensemble des liens vous permettant de le consulter
Ce rapport décrit une situation alarmante, celle où ce sont l'ensemble des écosytèmes qui sont menacés dans leur survie même.
Ce que ne peut dire ce rapport, parce que ce n'est pas objet, c'est la soumission de l'ensemble de la planète à une logique marchande qui entre en conflit avec tout souci de préservation des milieux naturels.
L'aspect le plus dramatique de cette situation est donné par le fait que cet immense gaspillage et ces destructions se font sans que soit même assurée l'accès de 2 milliards d'hommes à l'eau potable ou à des conditions décentes d'existence









Les populations de vertébrés - poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles - ont chuté de 58% entre 1970 et 2012. Et si nous ne faisons rien pour inverser la tendance, ce déclin pourrait continuer à s’aggraver jusqu’à atteindre 67% d’ici 2020. C’est sur ce nouveau constat alarmant que s’ouvre l’édition 2016 du Rapport Planète Vivante, analyse scientifique réalisée tous les deux ans par le WWF concernant la santé de notre planète et l'impact de l'activité humaine.

Pour mesurer l’évolution de milliers de populations d’espèces vertébrées partout dans le monde, le WWF s’appuie sur l’Indice Planète Vivante, indice reconnu de l’état écologique de la planète. Cette année, la Société zoologique de Londres qui le calcule a utilisé les données scientifiques collectées sur 14 152 populations appartenant à 3 706 espèces vertébrées.





S’il était encore nécessaire de démontrer la responsabilité de l’Homme dans ce déclin de la biodiversité, le Rapport Planète Vivante 2016 s’appuie sur un second indicateur, l’Empreinte écologique, qui mesure l’aptitude de plus en plus limitée de la planète à subvenir aux besoins de l’humanité.

Le 8 août 2016, l’humanité avait déjà consommé l’ensemble des ressources que la planète ne peut renouveler en une année. En huit mois, nous avons émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts ne pouvaient absorber en un an, nous avons pêché plus de poissons, coupé plus d’arbres, fait plus de récoltes, consommé plus d’eau que ce que la Terre aurait pu produire sur cette même période.

En s’attaquant au capital naturel de la planète, l’humanité se met donc elle-même en danger puisque qu’elle dépend de l’état de santé des écosystèmes pour se développer et plus simplement pour survivre. Le Rapport Planète Vivante 2016 met plus particulièrement l’accent sur l’impact de notre système alimentaire, l’un des premiers facteurs de dégradation des habitats et de surexploitation des espèces (surpêche par exemple), de pollution et d’érosion des sols. A elle-seule, l’agriculture occupe environ un tiers de la surface terrestre totale, est la cause de 80% de la déforestation mondiale et pèse pour près de 70 % de la consommation d’eau.



Le WWF publie son Rapport Planète Vivante 2016

mercredi 26 octobre 2016

Des pourris et des hommes

 Des pourris et des hommes


S’il est un océan que nulle pollution ne menace, c’est bien l’océan de bienveillance attendrie qui baigne , entoure et protège nos amis déclarés des fleurs et des petits oiseaux.
Plus un seul de nos dirigeants, qui ne se penche avec une tendresse inquiète et une douce sollicitude sur notre si jolie planète, qui n’évoque avec effroi le réchauffement climatique et la fonte des glaces sur les terrasses de la Croisette.
Texte
Même ceux qui jour après jour bombardent l’ Afghanistan ont la voix brisée d’émotion en évoquant le sort des pauvres bébés phoques, il parait qu’ Hitler lui même adorait son chien, ce qui nous rassure un peu sur la nature humaine.
La fable que l’on nous sert et qui fait les délices des plus crétins d’entre nous, nous parle d’une très ancienne communion de l’Homme et de la Nature, un très ancien Paradis perdu où nous pouvions gambader librement au milieux des gentils animaux et manger des fraises ou des racines, forcément biologiques.
Il semble, malheureusement, que le cours de l’histoire humaine ait été bien différent que ce que l’on veut bien nous raconter et que nos ancêtres aient eu quelques démêlés avec nos amis les bêtes et que Home ne fut pas toujours très Sweet avec nous, n’en déplaise aux rebelles subventionnés.
Ainsi, selon certaines rumeurs répandues dans les milieux scientifiques, les plus noirs soupçons pèsent sur nos ancêtres quant à la disparition du mammouth, de l’ours des cavernes, ou du tigre à dents de sabre, il paraitrait même que la plus grande partie des aurochs qui broutaient paisiblement l’herbe tendre des grandes plaines de l’ Europe, auraient disparu dans les flammes des barbecues néolithiques..
Nos si coupables ancêtres ont bel et bien chassé et traqué des animaux, pour les cavernes, pour la viande, les os avec lesquels ces vilains fabriquaient des armes et même les fourrures et les peaux avec lesquels ils protégeaient leurs corps.
Si seulement ils avaient pu continuer à courir cul nu comme nos sympathiques bobos du Lavandou, combien de vies auraient été sauvées et si seulement ils s’étaient contentés de brouter ou manger des salades, le cours de l’histoire en aurait été changé.
Dans leur révolte insensée contre l’ordre naturel, les hommes ont aussi construit des villes et des villages, dans lesquels s’est développée la division du travail, la spécialisation des tâches, la lente accumulation du savoir technique et scientifique et comme il fallait bien nourrir tout ce monde là, il a bien fallu augmenter les rendements agricoles, le fatal processus menant à l’apparition des OGM était ainsi initié.
Dans les campagnes, sans doute lassés de bouffer des racines et aussi dans le but de constituer des réserves permanentes de nourriture, on s’est mis à sélectionner les graines, à semer de manière préférentielle certaines variétés de blés et à pratiquer la sélection, pas naturelle du tout, du mouton, du porc de la vache et de tout ce qui pouvait fournir de la viande ou du lait.
Tout ceci était certes très nuisible à la variété biologique, mais très pratique pour bouffer
Les Pharaons de l’ Egypte, comme tous les chefs des grands Empires, avaient bien d’autres occupations que de chasser les Hébreux dans le désert, ils devaient construire des digues , aménager les rives des fleuves, construire des complexes systèmes d’irrigation, constituer des greniers à blés, toutes choses qui répugnent à nos libéraux et sauveraient pourtant 1 milliard d’homme de la faim permanente.
Nous pourrions poursuivre avec les grands défrichements en Europe, expliquer que la richesse des sols de la grande plaine européenne n’est pas une donnée naturelle, mais le produit du travail accumulé de générations de paysans , mais à quoi bon parler à ces gens.
A quoi bon parler à ceux qui considèrent tous les fruits de notre civilisation comme un héritage maudit avec lequel il faut en finir.
A quoi bon parler avec ceux qui considèrent que mourir à 30 ans dans la forêt équatoriale est le nec le plus ultra de la liberté, alors qu’eux mêmes ne traversent le Sahel ou l’ Amazonie qu’avec une caravane de quarante camions chargés de vivres et d’équipements
Quoi de moins naturel que la division de la société en classes, que l’exploitation de l’homme par l’homme, que le règne sans partage de la loi du profit , que la soumission de toute décision ou action humaine au principe de la concurrence libre et non faussée, à la loi d’airain du marché.
Pourtant, le libéralisme est l’horizon indépassable de ces gens là, les diktats de l’ Union européenne sont la seule loi écrite à laquelle ils se référent et qu’ils respectent avec la soumission tranquille qu’ils partagent avec le plus vieil ami de l’homme.
Prenez le problème de l’eau avec lequel on nous rabat les oreilles, comme si les moyens techniques de production d’eau douce n’existaient pas, comme si les techniques de retraitement des eaux usées n’étaient pas parfaitement au point et comme si surtout le seul obstacle à la mise en œuvre et au déploiement de ces techniques n’était pas économique et financier.
Des millions d’hommes sont privés d’eau potable, tout simplement parce qu’ils ne constituent un marché solvable, parce que le marché de la distribution de l’eau est dominé par quelques grandes multinationales dont le contrôle a été renforcé par les privatisations.
Il en faut du cynisme et une absence de tout scrupule pour nous conseiller de prendre des douches et de moins tirer la chasse d’eau et il en faut de la connerie humaine pour croire que l’on va sauver la planète en laissant flotter ses étrons ou en les enterrant dans le jardin..
Que l’on veuille me pardonner, mais je ne crois pas en l’autorité morale ou scientifique d’un champion de saut à l’élastique et d’un aventurier politique, je ne crois pas en la compassion de Sarkozy ou d’ Obama pour les hommes ou pour les bêtes, ni pour quoi que ce soit.
Je crois que l’humanité a un mode d’existence particulier qui repose sur la transformation du milieu naturel, de la socialisation et la division du travail..
Je crois au progrès scientifique et en la possibilité pour l’humanité de parvenir à un monde libéré de la faim et capable d’offrir à chacun un travail, un toit et un couvert..
Je crois qu’il existe, en Afrique et ailleurs, des millions d’hectares de terres qui n’attendent que le soc de la charrue, les semences et les moissons et l’eau des grands fleuves mise au service de l’irrigation.
Je crois que l’ouvrier français ou américain a le droit de vivre de son travail et par son travail de produire les richesses dont le monde a tant besoin.
Je crois que le rêve de Sarkozy d’une France sans usines et sans ouvriers est un rêve de barbare et une menace contre tout ce qui fonde notre civilisation et qu’il faut être crétin comme un député socialiste pour ne pas prendre cette menace au sérieux.
Je crois que toutes ces foutaises de développement durable , de commerce équitable ne sont qu’un masque et un prétexte, un leurre idéologique pour justifier la destruction engagée de l’économie réelle et la subversion de tous les droits sociaux..
Je crois que ceux qui veulent repousser à 70 ans l’âge de la retraite, qui veulent fermer nos écoles et nos hôpitaux, détruire notre système de santé et fermer nos usines, ne sont pas qualifié pour défendre les baleines, les otaries, ni rien de ce qui vit et respire sur cette Terre.
Je crois enfin que l’humanité se trouve en état de légitime défense contre ces Huns et ces Vandales et qu’il est temps de se battre pour la reconquête de nos droits, pour le rétablissement de notre souveraineté, pour l’interdiction de tous les licenciements et pour en finir avec les plus grands prédateurs que la terre n’ait jamais portés.

samedi 5 décembre 2015

La très soudaine et suspecte conversion de Total et d’Engie à la lutte contre le réchauffement climatique

La très soudaine et suspecte conversion de Total et d’Engie à la lutte contre le réchauffement climatique

source: basta

Présentation

Au moment où l'on veut nous faire croire qu'Hollande ou Obama vont sauver la planète, cet article trouvé sur un site  web nous fournit un éclairage important sur les enjeux financiers de cette Conférence sur le climat dont on nous rabat les oreilles
Les grandes multinationales omniprésentes et invitées officielles à cette conférence manifestent une sollicitude aussi soudaine qu'inattendue pour notre bonne vieille planète.
Comme chacun peut s'en douter, les capitalistes,les banquiers et les gouvernements à leur service ne se soucient ni des hommes ni des bêtes et la marche à la barbarie qu'ils organisent constitue la principale menace qui pèse sur tout ce qui vit et respire/alors pourquoi cette passion écologique qui les anime ?
Cet article  apporte quelques réponses bien instructives

Jacques



Conférence sur le climat oblige, une partie de l’industrie pétrolière et gazière tente de faire oublier son image de pollueur et d’amie des climato-sceptiques. Le groupe français Engie annonce vouloir se désintoxiquer du très polluant charbon et Total affiche son intérêt pour les énergies renouvelables. Que cache ce soudain engouement pour la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique, alors que leur concurrent états-unien Chevron se précipite vers les gisements de gaz de schiste ?
Les pétroliers seraient-ils en train de se convertir massivement à la protection de l’environnement ? On pourrait être tenté de le croire tant l’offensive médiatique se déploie : tribunes dans la presse, conférences et événements publics autour de la COP21, intensives campagnes publicitaires. Les géants du pétrole et du gaz, à commencer par les français Engie et Total, on mis leurs conseillers de communication au bord du burn out. Cette fois, assurent-ils, ils auraient définitivement abandonné toutes réticences à aborder sérieusement l’enjeu climatique et à accepter de réduire drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre. « Les entreprises ont pris conscience de la gravité de l’enjeu climatique. Ce n’était pas vraiment le cas [lors des conférences sur le climat de] Copenhague et Johannesbourg », assure ainsi Gérard Mestrallet, PDG d’Engie [1].
Ce changement de ton augure-t-il d’un véritable changement de fond ? Non, si l’on en croit les Amis de la terre, qui ont nominé Engie et Total, mais aussi Chevron, au« prix Pinocchio du climat ». Les firmes pétrolières et gazières sont bien prêtes à abandonner le charbon, la plus polluante des énergies fossiles, mais seulement à condition de lui substituer le gaz – de schiste si possible. Et d’éviter toute forme de régulation contraignante, au profit de mécanismes « basés sur le marché », contrôlés par le secteur privé, comme l’illustre la revendication d’un « prix mondial du carbone ». Le tout au détriment d’une véritable transition énergétique [2]

Engie s’affiche en « leader européen de la transition énergétique »...

Aucune entreprise n’a autant misé sur la Conférence climat de Paris qu’Engie (anciennement GDF Suez). Sponsor officiel du sommet, ainsi que de plusieurs événements connexes comme Solutions COP21, le géant français de l’énergie a lancé une grande campagne de communication pour vanter ses investissements dans les énergies vertes et se présenter en « leader européen de la transition énergétique ». Ses dirigeants s’affichent aux côtés des ministres français et ne manquent pas une occasion de se poser en défenseur du climat auprès de leurs employés. Engie a même annoncé, il y a quelques semaines, l’abandon de tout nouveau projet de centrale à charbon, et notamment de deux projets contestés par les ONG environnementales en Afrique du Sud et en Turquie.
Pourquoi tout ceci ne suffit-il pas aux écologistes tatillons qui organisent les « prix Pinocchio du climat » ? Ils regrettent qu’Engie n’abandonne que des projets de centrales au charbon très incertains, tout en poursuivant d’autres projets en cours tout aussi polluants. Le groupe envisage bien de se débarrasser de ses centrales existantes. Plutôt que les fermer, Engie compte les revendre. L’entreprise continue à développer les autres énergies fossiles, pétrole et gaz, y compris du gaz de schiste, dans le cadre d’un joint-venture avec un fonds souverain chinois.
Surtout, le soudain zèle climatique des dirigeants d’Engie constitue un virage à 180 degrés par rapport à leur position d’il y a quelques mois, où ils pourfendaient les énergies renouvelables, estimant qu’on allait « trop vite » en matière de transition énergétique [3]. Pour les ONG, c’est le signe que derrière un changement apparent, la stratégie de l’entreprise demeure identique : une stratégie financière – Engie a distribué des dividendes deux fois supérieures en moyenne à ses profits – fondée sur l’accaparement de « rentes » énergétiques abondées par les pouvoirs publics, les citoyens et les usagers.

Gaz contre charbon : un jeu de dupes pour le climat

Du côté de Total, son effort de communication à l’approche de la COP21 consiste principalement à défendre la cause du gaz, présenté comme une énergie « propre » indispensable à une transition en douceur vers une économie bas carbone. On en oublierait presque que le gaz reste une énergie fossile, dont la combustion est l’une des principales sources du réchauffement. Considérer le gaz comme une énergie « propre » s’accorde mal avec l’expérience quotidienne de dizaines de communautés riveraines d’exploitations gazières, comme celles de Total au Nigeria (lire notre article). « L’engouement de Total pour le gaz n’est pas l’expression d’une soudaine préoccupation pour la crise climatique, mais qu’une défense de ses propres intérêts », estiment les Amis de la terre.
Plus grave encore, le gaz de schiste et les autres gaz dits « non conventionnels » – extraits au moyen de la fracturation hydraulique – sont probablement tout aussi nocifs pour le climat que le charbon. Le recours à la fracturation hydraulique entraîne des risques accrus de fissuration des puits de forage, avec pour résultat des fuites importantes de méthane dans l’atmosphère, un gaz 84 fois pire pour le climat que le dioxyde de carbone. Or Total, quel que soit le pays où le pétrolier opère, est un ardent promoteur des gaz non conventionnels [4].
La mise en lumière du véritable impact climatique du gaz de schiste a de quoi tempérer l’optimisme affiché suite aux annonces récentes de l’administration Obama. Celle-ci a mis l’accent sur la sortie du charbon [5]. Une bonne nouvelle, sauf l’extraction de gaz de schiste se poursuit et s’intensifie, compte-tenu des fuites de méthane. Le passage du charbon au gaz de schiste ressemble fort à un jeu de dupes pour le climat.

Chevron impose le gaz de schiste à l’Argentine

Pour Chevron et plus largement pour l’industrie pétrolière nord-américaine, en revanche, c’est une source potentielle de profits considérables. Elle n’a donc pas hésité à déployer les grands moyens pour imposer le gaz de schiste en Europe de l’Est, puis, avec plus de succès, en Argentine. Chevron se trouve en première ligne de la ruée des multinationales (comme Total et Shell [6]) sur la province de Neuquén, en Patagonie. Elle a été la première à obtenir une concession en 2013 et a su s’approprier les gisements les plus prometteurs.
En brandissant la promesse d’un investissement de plusieurs milliards de dollars dans le pays, Chevron a convaincu les autorités argentines de lui accorder des conditions d’exploitation et un régime fiscal extrêmement favorables. La compagnie a aussi menacé de renoncer à tous ses investissements au cas où les procédures intentées en Argentine par les victimes de ses crimes environnementaux en Équateur n’étaient pas rejetées [7]. Quelques jours à peine après que la Cour suprême ait finalement rendu un arrêt favorable à Chevron, son PDG John Watson signait en grande pompe son contrat de concession en Patagonie avec l’entreprise publique argentine YPF, en présence de la présidente argentine Cristina Kirchner. Les manifestations qui ont suivi ont été violemment réprimées (lire notre article).

La véritable cible des pétroliers : la transition énergétique

Sous leurs nouveaux habits verts, Total, Engie et les autres géants européens de l’énergie vont-ils vraiment polluer moins ? Pour les Amis de la terre, ce qui illustre le mieux leurs véritables objectifs, ce sont les révélations du Guardian, début 2015, sur l’entrisme des firmes pétrolières dans les lobbies européens de l’énergie solaire et éolienne [8]. Total s’est retrouvée avec deux sièges, dont celui de président, au conseil d’administration de l’association professionnelle européenne du solaire – une activité encore très marginale dans le groupe. Et avec un siège au conseil d’administration de l’association professionnelle européenne de l’éolien : un secteur dans lequel la firme française n’a absolument aucune activité ! Coïncidence ? Les deux lobbies en question ont revu à la baisse leurs ambitions, alors qu’ils réclamaient auparavant 100% de renouvelables dès 2030 en Europe. Et ont salué le gaz comme un « complément naturel » au solaire et à l’éolien. Étonnant, non ?
Le secteur pétrolier et gazier a ainsi réussi à empêcher l’adoption d’objectifs contraignants et ambitieux au niveau européen en matière d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique. Seul subsiste un objectif général de réduction des émissions de gaz à effet de serre, plus facile à contourner grâce au gaz et aux marchés du carbone. Pour les Amis de la terre et leurs partenaires, « le but de [ces entreprises] est d’assurer la préservation de [leur] fonds de commerce pour les décennies à venir – en détournant les investissements dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique et en empêchant toute authentique transition énergétique. » L’opération sera-t-elle rééditée à Paris dans le cadre de la Conférence climat ?
Olivier Petitjean

Le delta du Niger : un terrain de jeu pour les compagnies pétrolières, un désastre écologique pour les populations

Le delta du Niger : un terrain de jeu pour les compagnies pétrolières, un désastre écologique pour les populations

source: BASTA

Le groupe pétrolier TOTAL est l'un des principaux sponsors de la Conférence sur le climat.Ses dirigeant multiplient les "réunions de travail " avec Hollande, Valls, Obama et autres amis bien connus  de l'environnement
Le site BASTA nous fournit un nouvel article qui apporte un éclairage salutaire sur la fibre écologique de nos grands prédateurs



Le Nigeria est l’un des principaux terrains d’action des multinationales pétrolières occidentales. Leurs activités y ont entraîné un désastre environnemental de grande ampleur, qui laisse les communautés locales de plus en plus dépourvues de moyens de subsistance, et provoquent régulièrement des explosions de violences. Les opérations de Total dans le territoire du peuple Egi ne semblent pas déroger à la règle. Si le géant français vante ses relations « cordiales » avec les populations environnantes, les témoignages recueillis sur le terrain racontent une toute autre histoire.
Tout a commencé par une « explosion souterraine, accompagnée d’un incendie sous la terre ». Ces événements ont été suivis d’« éruptions de gaz très explosives ». Une éruption « si forte que la pression a transporté la boue jusqu’à la hauteur d’un très grand palmier. » Et le premier jour de cette catastrophe « les gens fuyaient pour s’abriter, car le gaz sortait de terre mélangé à la boue, en faisant d’énormes trous. »« Même dans mon champ de manioc, les feuilles sont toutes devenues anormales. Celles que nous avons réussi à récolter ne sont pas assez bonnes, et nous avons peur de les consommer », témoigne un paysan.
Nous sommes le 19 mars 2012, dans le delta du Niger, au Nigeria. La catastrophe décrite n’a rien de naturelle. Elle se déroule sur le territoire riche en hydrocarbures qu’exploite la compagnie pétrolière française Total. Et le calvaire ne fait que commencer pour les population Egi qui habite les lieux. « Il y avait des expatriés [de Total] sur place et nous leur avons posé des questions. Ils nous ont dit qu’il n’y avait pas de solution au problème et qu’il fallait leur laisser quelques mois pour en trouver une », raconte un habitant. « Il y a des panneaux de mise en garde dans toute la zone. Total vient de les installer pour avertir les gens des risques liés aux fuites de gaz. Imaginez-vous, on ne peut même plus utiliser un téléphone portable par crainte de provoquer un incendie ! » Des villageois se voient interdire de construire le maison, au risque de provoquer des fuites de gaz. La consommation de l’eau des puits est bannie [1]...
Au bout de deux ans, aucune solution miracle n’a été trouvée par les ingénieurs de Total. Les panneaux conseillant aux habitants de ne pas utiliser leurs téléphones, de ne pas faire de feu, de ne pas conduire de motos, sont toujours en place, selon les constatations l’ONG nigériane Environmental Rights Action (ERA) en octobre 2014. Le « bruit montant et descendant des éruptions de gaz, semblable à celui que font les vagues de l’océan » continue d’effrayer. Sans oublier « l’importante présence policière ». Ce que Total ne se permettrait jamais en Europe ou en Amérique du Nord, la multinationale se l’autorise allègrement en Afrique de l’Ouest. Pour ces raisons, l’entreprise se trouve aujourd’hui nominée, sur proposition de l’ERA, de Sherpa et des Amis de la terre France, au prix Pinocchio décerné à « l’entreprise ayant mené la politique la plus agressive en terme d’appropriation, de surexploitation ou de destruction des ressources naturelles ».

Des communautés sans recours face aux multinationales

Le sort du peuple Egi reflète celui de nombreuses autres communautés de la région du delta du Niger. Les grandes multinationales pétrolières occidentales – Shell, BP, ExxonMobil, Chevron, ENI, Total… – se sont installées depuis les années 1960 dans cette vaste zone humide riche en hydrocarbures. Alors qu’il ne représente que 7% du territoire du Nigeria, le delta du Niger abrite plus de trente millions de personnes, réparties en une mosaïque d’ethnies. Des communautés condamnées à une coexistence forcée avec l’industrie pétrolière et gazière. 10 000 kilomètres de pipelines – souvent anciens et mal entretenus – sillonnent la région. De nombreux rapports d’ONG ou d’organisations internationales comme le Programme des Nations unies pour l’environnement ont révélé l’ampleur de la pollution pétrolière qui sévit dans le delta du Niger, et le peu d’empressement des multinationales pour nettoyer les dégâts occasionnés directement ou indirectement par leurs activités [2].
La sévère pollution de l’air et de l’eau qui en résulte affecte directement les moyens de subsistance des populations locales, qui dépendent de la pêche ou de l’agriculture pour leur survie. Les bénéfices économiques du pétrole et du gaz n’existent pas pour ces communautés, qui vivent pour la plupart en dessous du seuil de pauvreté. Pire encore, le delta du Niger subit une violence endémique, attisée par les conflits liés à l’accès à la terre – de plus en plus rare – et par l’appât des revenus pétroliers. Conséquence : l’espérance de vie dans la région ne dépasse pas 43 ans !

Des autorités publiques corrompues

Littéralement envahies par les opérations pétrolières et gazières, les communautés du delta ne peuvent pas compter sur la protection des autorités publiques nigérianes. Celles-ci semblent souvent davantage intéressées par les avantages économiques légaux ou illégaux qu’elles retirent de la présence des multinationales et de leurs filiales. Le Nigeria est classé 144e sur 177 dans l’indice de perception de la corruption établi par l’ONG Transparency international. Les décisions de justice favorables, lorsqu’elles existent, ne sont pas toujours suivies d’effet. Les communautés ont donc été contraintes de recourir au droit international, en saisissant la justice des pays d’origine des multinationales concernées.
Des procédures judiciaires très médiatisées avaient été lancées contre le groupe anglo-néerlandais Shell aux États-Unis, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas. Un combat dangereux : plusieurs militants de la minorité Ogoni, dont le poète Ken Saro-Wiwa, ont été assassinés en 1995, après avoir réussi à chasser Shell de leur territoire, ce qui avait donné lieu à une procédure judiciaire contre l’entreprise aux États-Unis – une procédure cassée en 2013 par la Cour suprême américaine [3]. En quittant l’Ogoniland, Shell a laissé derrière elle un véritable désastre environnemental, dénoncé par un rapport des Nations Unies de 2011. L’entreprise a alors promis de procéder à une restauration environnementale de la zone, pour un coût estimé à un milliard de dollars. Selon un rapport publié il y a quelques semaines par les Amis de la terre et Amnesty international, Shell n’a encore rien accompli. Des procédures judiciaires sont toujours en cours aux Pays-Bas et en Angleterre.
Le torchage du gaz constitue une bonne illustration de l’atmosphère de non-droit qui règne autour des activités pétrolières et gazières au Nigeria. Elle est légalement interdite au Nigeria depuis 1984, mais les multinationales pétrolières et gazières continuent à y recourir. Cette pratique consiste à brûler, pour des raisons purement économiques, le gaz s’échappant dans l’atmosphère lors des forages pétroliers, avec pour conséquence d’augmenter encore les émissions de gaz à effet de serre. La pollution de l’air qui en résulte entraîne des pluies acides, qui aggravent encore les difficultés d’approvisionnement en eau potable. « En ce moment, nous ne consommons plus d’eau de pluie dans notre communauté en raison de la pollution causée par le torchage de gaz. Nos toits en tôle ondulée n’y résistent plus non plus », témoignent des habitants. Pourtant, ce gaz pourrait pourtant être mis à la disposition des populations environnantes, qui souffrent de difficultés d’accès à l’énergie...
Dans sa réponse aux Amis de la terre et à Sherpa suite à sa nomination au prix Pinocchio [4], Total avance que « pour être plus précis, depuis 1984, le torchage est soumis à une autorisation ». Un argument réfuté par les ONG, qui rappellent que la Haute cour fédérale du Nigeria a confirmé l’interdiction du torchage en 2005, et demandent à Total de publier ces « autorisations » dont le groupe se prévaut [5].

Accaparement des terres et expropriation des paysans

Autre enjeu, celui des terres et des ressources naturelles dont ces communautés dépendent pour leur subsistance. Celles qui ne sont pas rendues inutilisables par la pollution quotidienne et les accidents sont peu à peu grignotées pour les besoins des multinationales. Le gouvernement nigérian a mis en place une législation facilitant l’expropriation des paysans au bénéfice des opérateurs pétroliers, avec des obligations de compensation très limitées. Dans le territoire du peuple Egi, Total a engagé en 2006 un processus d’acquisition de nouvelles terres pour étendre son usine locale provoquant un mouvement de protestation qui a dégénéré en violences [6]. Dans d’autres cas, Total est accusée d’avoir délibérément ignoré les propriétaires traditionnels, s’accaparant leurs terres comme s’ils n’existaient pas ou comme si elles appartenaient à d’autres. Les éruptions de gaz de 2012 sont attribuées par beaucoup de riverains à l’usage mal contrôlé par Total d’une technique de forage horizontal, mise en œuvre pour opérer « sous » de nouveaux terrains sans avoir à compenser leurs propriétaires.
Accusé d’accaparement par les communautés, Total répond avoir mis en place une« équipe de 5 personnes, dont l’une des missions est précisément de visiter les communautés et de négocier les accords lorsqu’il y a acquisition de terrains, qui font l’objet de contrats agréés par les parties ». Mais, pour les associations, cela ne signifie pas grand chose dans le cadre d’un rapport de forces totalement déséquilibré, alors que les paysans n’ont souvent pas d’autre choix que de partir. Qui est là pour s’assurer que la compensation est équitable et transparente ? Les témoignages recueillis sur le terrain font état de compensations partielles ou symboliques, un peu d’argent pour payer les cultures en train de pousser.
Les possibilités d’emploi offertes par Total sont loin de compenser la destruction des moyens de subsistance traditionnels. L’entreprise elle-même parle de cent emplois directs, auquel il faut ajouter une multitude de petits boulots auxiliaires, pour une population de plusieurs centaines de milliers de personnes. Pour de nombreux Egi, les perspectives d’avenir sur leurs terres ancestrales s’amenuisent de plus en plus :« Nous attendons que Total vienne et nous reloge. Non pas que nous soyons désireux de céder nos terres et nos maisons à l’entreprise. Si nous voulons être relogés, c’est que nous ne voulons pas mourir », entend-on

Diviser pour régner ?

Pour couper court aux critiques, Total ne manque pas une occasion de mettre en avant le « protocole d’accord » et le « plan de développement » qu’elle a initiés après les manifestations violentes de 2006. Avec un interlocuteur que l’entreprise s’est elle-même choisi, l’Egi People Assembly (« Assemblée du peuple Egi »), que Total considère comme représentative car élue « selon un processus local »... Là encore, les associations sont loin d’être convaincues, citant des dizaines d’exemples et de témoignages de membres de la communauté critiquant l’Egi People Assembly ou lui déniant toute légitimité. « Total ne reconnaît et ne veut avoir affaire qu’avec les groupes avec lesquels ils se sentent à l’aise. »
Ces critiques accusent notamment l’interlocuteur privilégié de Total de regrouper des personnes ayant des relations commerciales avec l’entreprise. Ces « représentants » utiliseraient l’argent du « plan de développement » pour des projets fantoches, de manière autocratique. « Si vous critiquez l’Egi People Assembly, soit ils cherchent à vous corrompre et à faire de vous un espion dans votre propre communauté, soit ils menacent de vous tuer. » Certains témoignages signalent même une augmentation des violences en lien avec la répartition de l’argent déboursé par Total aux représentants de l’Egi People Assembly.
Pour les Amis de la terre, derrière les programmes de responsabilité sociale affichés par Total en pays Egi se cache en réalité une stratégie consistant à « diviser pour régner », prenant le risque d’aggraver les tensions au sein des communautés pour dissimuler les conflits fonciers et les pollutions. Il est des circonstances où des réponses partielles et partiales, qui ne remettent pas en cause les fondements même du système – en l’occurrence l’absence d’état de droit –, ne font qu’aggraver les problèmes. La situation actuelle dans le delta du Niger semble bien être de celles-là.
Olivier Petitjean

mercredi 23 décembre 2009

DES POURRIS ET DES HOMMES

S’il est un océan que nulle pollution ne menace,c’est bien l’océan de bienveillance attendrie qui baigne ,entoure et protège nos amis déclarés des fleurs et des petits oiseaux.
Plus un seul de nos dirigeants,qui ne se penche avec une tendresse inquiète et une douce sollicitude sur notre si jolie planète,qui n’évoque avec effroi le réchauffement climatique et la fonte des glaces sur les terrasses de la Croisette.
Même ceux qui jour après jour bombardent l’ Afghanistan ont la voix brisée d’émotion en évoquant le sort des pauvres bébés phoques,il parait qu’ Hitler lui même adorait son chien,ce qui nous rassure un peu sur la nature humaine.
La fable que l’on nous sert et qui fait les délices des plus crétins d’entre nous,nous parle d’une très ancienne communion de l’ Homme et de la Nature,un très ancien Paradis perdu où nous pouvions gambader librement au milieux des gentils animaux et manger des fraises ou des racines,forcément biologiques.
Il semble,malheureusement,que le cours de l’histoire humaine ait été bien différent que ce que l’on veut bien nous raconter et que nos ancêtres aient eu quelques démêlés avec nos amis les bêtes et que Home ne fut pas toujours très Sweet avec nous,n’en déplaise aux rebelles subventionnés.
Ainsi,selon certaines rumeurs répandues dans les milieux scientifiques,les plus noirs soupçons pèsent sur nos ancêtres quant à la disparition du mammouth,de l’ours des cavernes,ou du tigre à dents de sabre,il paraitrait même que la plus grande partie des aurochs qui broutaient paisiblement l’herbe tendre des grandes plaines de l’ Europe,auraient disparu dans les flammes des barbecues néolithiques..
Nos si coupables ancêtres ont bel et bien chassé et traqué des animaux,pour les cavernes,pour la viande,les os avec lesquels ces vilains fabriquaient des armes et même les fourrures et les peaux avec lesquels ils protégeaient leurs corps.
Si seulement ils avaient pu continuer à courir cul nu comme nos sympathiques bobos du Lavandou,combien de vies auraient été sauvées et si seulement ils s’étaient contentés de brouter ou manger des salades,le cours de l’histoire en aurait été changé.
Dans leur révolte insensée contre l’ordre naturel,les hommes ont aussi construit des villes et des villages,dans lesquels s’est développée la division du travail,la spécialisation des taches,la lente accumulation du savoir technique et scientifique et comme il fallait bien nourrir tout ce monde là,il a bien fallu augmenter les rendements agricoles,le fatal processus menant à l’apparition des OGM était ainsi initié.
Dans les campagnes,sans doute lassés de bouffer des racines et aussi dans le but de constituer des réserves permanentes de nourriture,on s’est mis à sélectionner les graines,à semer de manière préférentielle certaines variétés de blés et à pratiquer la sélection,pas naturelle du tout,du mouton,du porc de la vache et de tout ce qui pouvait fournir de la viande ou du lait.
Tout ceci était certes très nuisible à la variété biologique,mais très pratique pour bouffer
Les Pharaons de l’ Egypte,comme tous les chefs des grands Empires,avaient bien d’autres occupations que de chasser les Hébreux dans le désert,ils devaient construire des digues ,aménager les rives des fleuves,construire des complexes systèmes d’irrigation,constituer des greniers à blés,toutes choses qui répugnent à nos libéraux et sauveraient pourtant 1 milliard d’homme de la faim permanente.
Nous pourrions poursuivre avec les grands défrichements en Europe,expliquer que la richesse des sols de la grande plaine européenne n’est pas une donnée naturelle,mais le produit du travail accumulé de générations de paysans ,mais à quoi bon parler à ces gens.
A quoi bon parler à ceux qui considèrent tous les fruits de notre civilisation comme un héritage maudit avec lequel il faut en finir.
A quoi bon parler avec ceux qui considèrent que mourir à 30 ans dans la foret équatoriale est le nec le plus ultra de la liberté,alors qu’eux mêmes ne traversent le Sahel ou l’ Amazonie qu’avec une caravane de quarante camions chargés de vivres et d’équipements
Quoi de moins naturel que la division de la société en classes,que l’exploitation de l’homme par l’homme,que le règne sans partage de la loi du profit ,que la soumission de toute décision ou action humaine au principe de la concurrence libre et non faussée,à la loi d’airain du marché.
Pourtant,le libéralisme est l’horizon indépassable de ces gens là,les diktats de l’ Union européenne sont la seule loi écrite à laquelle ils se référent et qu’ils respectent avec la soumission tranquille qu’ils partagent avec le plus vieil ami de l’homme.
Prenez le problème de l’eau avec lequel on nous rabat les oreilles,comme si les moyens techniques de production d’eau douce n’existaient pas,comme si les techniques de retraitement des eaux usées n’étaient pas parfaitement au point et comme si surtout le seul obstacle à la mise en œuvre et au déploiement de ces techniques n’était pas économique et financier.
Des millions d’hommes sont privés d’eau potable,tout simplement parce qu’ils ne constituent un marché solvable,parce que le marché de la distribution de l’eau est dominé par quelques grandes multinationales dont le contrôle a été renforcé par les privatisations.
Il en faut du cynisme et une absence de tout scrupule pour nous conseiller de prendre des douches et de moins tirer la chasse d’eau et il en faut de la connerie humaine pour croire que l’on va sauver la planète en laissant flotter ses étrons ou en les enterrant dans le jardin..
Que l’on veuille me pardonner,mais je ne crois pas en l’autorité morale ou scientifique d’un champion de saut à l’élastique et d’un aventurier politique,je ne crois pas en la compassion de Sarkozy ou d’ Obama pour les hommes ou pour les bêtes,ni pour quoi que ce soit.
Je crois que l’humanité a un mode d’existence particulier qui repose sur la transformation du milieu naturel,de la socialisation et la division du travail..
Je crois au progrès scientifique et en la possibilité pour l’humanité de parvenir à un monde libéré de la faim et capable d’offrir à chacun un travail ,un toit et un couvert..
Je crois qu’il existe,en Afrique et ailleurs,des millions d’hectares de terres qui n’attendent que le soc de la charrue,les semences et les moissons et l’eau des grands fleuves mise au service de l’irrigation.
Je crois que l’ouvrier français ou américain a le droit de vivre de son travail et par son travail de produire les richesses dont le monde a tant besoin.
Je crois que le rêve de Sarkozy d’un France sans usines et sans ouvriers est un rêve de barbare et une menace contre tout ce qui fonde notre civilisation et qu’il faut crétin comme un député socialiste pour ne pas prendre cette menace au sérieux.
Je crois que toutes ces foutaises de développement durable ,de commerce équitable ne sont qu’un masque et un prétexte,un leurre idéologique pour justifier la destruction engagée de l’économie réelle et la subversion de tous les droits sociaux..
Je crois que ceux qui veulent repousser à 70 ans l’âge de la retraite,qui veulent fermer nos écoles et nos hôpitaux,détruire notre système de santé et fermer nos usines,ne sont pas qualifié pour défendre les baleines,les otaries,ni rien de ce qui vit et respire sur cette Terre.
Je crois enfin que l’humanité se trouve en état de légitime défense contre ces Huns et ces Vandales et qu’il est temps de se battre pour la reconquête de nos droits,pour le rétablissement de notre souveraineté,pour l’interdiction de tous les licenciements et pour en finir avec les plus grands prédateurs que la terre n’ait jamais portés.

Cohn-Bendit ,le barbare aux yeux clairs qui veut faire revoter les Suisses


Cohn-Bendit,c’est un peu le barbare aux yeux clairs,le visage souriant de l’impérialisme,le ménestrel de l’ Otan,un masque de Carnaval sur la vilaine figure du libéralisme.
Eternel jeune homme,tout petit déjà,il fut l’icone de ceux qui n’ont vu en Mai 68 qu’un joyeux chahut étudiant,comme si tout événement historique qu’il habitait ne pouvait être qu’une farce.très loin de Prague,très loin de Mexico,des usines Renault occupées,très loin de tout héroïsme et de toute grandeur.
Et pourtant cet homme s’est mis à la tête d’une nouvelle Croisade…contre la Suisse,on attend d’un jour à l’autre qu’il fasse appel aux bombardiers de l’ Otan
La première question que l’on pourrait se poser à propos de ce malheureux referendum serait de savoir si jamais une question aussi stupide n’ avait jamais été posée et si cette question pouvait être autre chose qu’un piège .On pourrait juste pour s’amuser, organiser un référendum en Algérie ou au Pakistan dont la question serait:Etes-vous favorables à la construction de clochers dans vos villes et vos villages.
Il se trouve que les peuples dans le monde sont attachés à leur identité nationale et hostiles à tout ce qui pourrait ,à leurs yeux,constituer une menace pour cette identité
Ni les Suisses ,ni les Algériens ne sont d’affreux salauds racistes, ils ont en commun de percevoir que leur identité nationale est une des cibles de la mondialisation.
Il se trouve que l’existence des Nations et y compris toute forme de conscience nationale est devenu un obstacle majeur à la mise en œuvre d’un nouvel ordre mondial qui ne connaît ni famille ni patrie, qui veut dissoudre et anéantir tous les liens sociaux qui fondent la cohésion des sociétés humaines.
On est contents de voir les Cohn Bendit et tous les libéraux armés, prendre la défense de l’ Islam opprimé ….en Suisse.
Ces gens ont anéanti l’Irak, bombardent chaque jour les villages afghans, chacun de leurs actes relève de la piraterie internationale et ils voudraient faire la morale aux peuples.
L’idée génial de Cohn serait de faire revoter les Suisses, un peu comme les Irlandais.
C’est une nouvelle mode en Europe, on vous fait revoter jusqu’à ce que vous votiez correctement
On traite les électeurs suisses comme des brigands,des fanatiques,des intolérants et on oublie tout simplement de mentionner qu’ils ont émis un vote souverain qu’il n’appartient à personne de défaire ou remettre en cause..
Je crois savoir que la liberté de culte,les libertés religieuses sont garanties en Suisse,comme dans toute l’ Europe et que ce n’est pas ce qui était en cause dans ce vote..
La mosquée,le lieu de culte des musulmans,doit répondre à certaines obligations pour permettre aux fidèles de prier,une salle de prière,un bassin pour les ablutions rituelles,une chaire (le minbar) pour l’iman officiant et un mur orienté vers La Mecque qui va déterminer le sens de la prière.
Un minaret,c’est tout à fait autre chose,c’est la projection de la mosquée vers les fidèles,appelés à la prière 5 fois par jour,sa présence fait de tout l’espace public un espace religieux,un peu comme le clocher voulait faire de chaque village un espace chrétien..
Personnellement,je ne pense pas que la présence d’un minaret,ou que l’ Islam en général, constitue la moindre menace pour la civilisation européenne,mais je comprends que des gens puissent avoir cette peur et cette inquiétude et avoir le souci de l’exprimer.
L’extrême droite française et européenne qui essaie de prospérer sur cette affaire,situe le débat sur le plan religieux,celui d’une opposition entre l’ Europe chrétienne et l’ Islam,ce qui n’est ni très juste ni très raisonnable.
Beaucoup de nos penseurs,avec un talent plus ou moins grand,s’interrogent sur la nature de l’Islam, sa compatibilité doctrinale avec les normes démocratiques,comme si ce débat ne concernait pas dans les mêmes termes toutes les religions monothéistes.
Disons le clairement,si l’ Europe est parvenue à la paix civile et religieuse,bien tardivement et bien imparfaitement,elle ne le doit en rien à une prétendue vertu démocratique du christianisme.
Il se trouve qu’il y a eu ce moment prodigieux dans l’histoire de notre continent ou le pouvoir temporel et spirituel de l’ Eglise a été brisé.
Nos sociétés,notre civilisation,ne sont pas fondées sur un idéal chrétien,mais sur la rupture,violente et radicale avec cet idéal.
Cette rupture s’incarne aujourd’hui dans nos institutions laïques et républicaines,le Droit contre la charité,la pensée libre contre le dogme,les droits de la personne contre le droit communautaire,la nation souveraine contre la communauté de foi ou de sang…
Ce programme,cette vision du monde est notre seule barrière contre tous les fanatismes,notre seule muraille ,mais la plus solide,c’est lui qui a rassemblé les composantes éparses de notre histoire pour en faire une nation.
J’ignore tout à fait quels sont les fondements éthiques de l’islam ,du judaïsme ou du christianisme,la question est assez passionnante pour être laissée aux théologiens.
La tache urgente de l’heure est de sauver et restaurer sur notre continent,la démocratie,la souveraineté,les droits sociaux,sauver de la ruine sociale et morale des millions d’hommes.
On cherche partout une Bastille à abattre et je crois que tout le monde a compris qu’elle était à Bruxelles et pas dans les déserts de l’Orient.

Buche glacée à Copenhague


Décidément,la nature se plait à faire des blagues aux imbéciles et la vague de froid qui submerge l’ Europe est comme un démenti cinglant à toute la horde millénariste qui nous rabat les oreilles de ses hurlements.
Il est probable que dans les quelques décennies à venir,la neige continuera à tomber en hiver et le soleil à briller en été.
Pour quelques années encore,vous devrez prévoir des vêtements chauds et des bottes fourrées pour vos vacances en Bretagne et un bon parapluie pour vos week-end à Deauville..
Pendant quelques années encore,nos charmantes suédoises auront leurs petites fesses rosies par le froid et des millions de malheureux devront chercher à échapper au froid et à la faim dans nos grandes villes d’ Europe et d’Amérique.
S’il est une urgence qui n’a besoin d’aucun sommet,c’est bien celle d’assurer le logement,le couvert …et le chauffage aux millions de victimes de la crise du capitalisme mondial.
Beaucoup sont repartis de Copenhague avec l’oreille basse et quelques sujets de méditation sur l’état du monde et la résistance des peuples.
M Obama,le récent lauréat du prix Nobel de la paix,sans doute pour rappeler que Charles Nobel fut aussi l’inventeur de la dynamite n’a pas réussi à faire plier la Chine et a dressé contre lui la colère de tous les pays pauvres.
Cet homme avait cru pouvoir imposer à la Chine qu’elle renonce à ses immenses besoins de développement industriel,qu’elle accepte de se soumettre à des inspections internationales,comme si le sort de l’ Irak était l’avenir du monde.
Les dirigeants chinois avec une politesse toute asiatique et la fermeté d’une nation souveraine lui ont adressé le bras d’honneur que bien des peuples dans le monde aimeraient pouvoir lui faire.
Les pays d’Afrique ,de l’ Amérique latine et de l’ Asie ont rappelé avec force que ce dont ils avaient besoin,c’était des plans massifs pour construire des réseaux d’eau potable,de développement de l’agriculture,d’une distribution plus égalitaire de la richesse mondiale
Beaucoup , comme le Président Hugo Chavez,ont rappelé que la plus grande menace qui pesait sur le monde était la rapacité de ceux pour qui les hommes,la nature,les plantes et les bêtes n’étaient que des proies,c’est ce que l’on appelle chez les vautours,l’effet de serres.
Notre bon président,dont il faut bien reconnaitre les efforts héroïques pour faire croire qu’il est un grand de ce monde,est rentré penaud et meurtri de Copenhague.
Obama,n’a pas eu le temps de lui accorder un entretien et Medvedev qui avait des choses plus importantes à faire est reparti avant la fin sans lui dire au revoir.
Les ultimes négociations se sont menées entre américains et chinois ,comme pour rappeler à l’ Europe le rang qu’elle occupait sur la scène mondiale
Les Sarkozy et Merkel devront encore longtemps se contenter de la guerre sociale qu’ils mènent contre les peuples et les travailleurs d’Europe et d’envoyer des troupes supplétives sur les théâtres d’opération de la guerre sans fin engagée par Bush et poursuivie par Obama.
La seule victoire remportée par les européens,c’est leur engagement à poursuivre la destruction écologique de ce qui reste de leur industrie et de se dépouiller des derniers lambeaux de leur souveraineté.
Dans un temps marqué par le réveil des nations,l’ Europe semble avoir définitivement choisi la voie originale du suicide collectif.
Le “productivisme” est devenu la cible et le principal objet de réflexion de toute la gauche jusqu’à ce pauvre Besancenot qui ayant sans doute compris qu’il ne prendra jamais le Palais d’Hiver a tenté d’escalader les grilles de l’Assemblée Nationale.
Même les dirigeants de la FSU ont organisé un grave colloque pour savoir comment concilier la défense des revendications et la nécessaire remise en cause de notre modèle de consommation.
Le fait que ces gens aient renoncé à défendre les salaires ,les retraites et le statut des enseignants constitue sans doute une première réponse à cette grave question
Ainsi va le monde et au fond il n’y a rien de nouveau sous le soleil et il faut toujours se souvenir de la sagesse de Spinoza,ne pas rire ,ne pas pleurer ,comprendre..
En attendant des jours meilleurs et l’avènement encore lointain des temps messianiques,russes et chinois continuent à renforcer leur arsenal militaire,à réorienter leurs politiques de développement vers le marché intérieur.
Comme si ils doutaient de la volonté de paix d’Obama,comme s’ils pensaient qu’une guerre à venir n’était pas impossible,comme s’ils anticipaient l’effondrement possible du système économique mondial.
Ils renforcent leurs réserves en or et en devises comme s’ils avaient compris que si les états avaient pu venir au secours des banques en faillite,plus personne ne pourrait venir au secours des états.dont chacun se demande comment ils vont venir à bout de leur dette colossale